Les Scop-ti lancent une campagne de « sociofinancement »

Les ex-salariés de Fralib espèrent récolter 700 000 euros de financement participatif.

Politis.fr  et  AFP  • 18 juillet 2017
Partager :
Les Scop-ti lancent une campagne de « sociofinancement »
© Photo : Erwan Manac'h

En manque de trésorerie, la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop-Ti) lancée en 2014 par les salariés de l’ex-Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, a lancé lundi une campagne de financement participatif et espère récolter 700 000 euros.

« Malgré la reconnaissance de notre savoir-faire et la qualité de nos produits, nous manquons d’environ 700 000 euros pour nous développer et ainsi pérenniser notre modèle économique », a expliqué Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib, aujourd’hui directeur général délégué de la Scop.Ti, à l’AFP.

« Bien que nos carnets de commandes soient remplis, il y a un risque que nous ne puissions les honorer, faute de fonds. Car il faut que nous puissions acheter les matières premières, les emballages…et tout cela ne peut se faire sans trésorerie », a-t-il ajouté.

En mai 2014, après avoir fait annuler en justice plusieurs plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), les ex-Fralib avaient réussi à arracher à Unilever un accord de fin de conflit d’une ampleur inédite, prévoyant notamment la cession des machine et 2,8 millions d’euros pour monter leur coopérative, en plus des indemnités de licenciement.

Depuis, ils ont lancé les marques 1336, en référence au nombre de jours de lutte contre Unilever, et Bio SCOPTI, une nouvelle marque de tisanes destinées aux magasins bio.

À lire aussi >> Ex-Fralib : Un thé saveur succès

À lire aussi >> Avignon off : Philippe Durand restitue la parole des « Fralibs » de Gémenos

L’entreprise a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 1,86 million d’euros et compte actuellement 41 salariés en CDI. La coopérative espère pouvoir intégrer dans l’année encore quatre salariés de l’ex-Fralib.

À lire aussi >> Notre dossier « Usines récupérées, les succès d’un contre-modèle »

Économie
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?
Luttes 3 juin 2026

Congrès syndicaux : quelles priorités pour le monde du travail ?

Les congrès des principales centrales ont lieu en ce moment. Pouvoir d’achat, retraites, assurance chômage : tour d’horizon des sujets de préoccupations.
Par Céline Martelet, Alix Garcia et Juliette Heinzlef
Congrès syndicaux : le dilemme de la présidentielle
Analyse 29 mai 2026 abonné·es

Congrès syndicaux : le dilemme de la présidentielle

Au mois de juin, après FO, c’est au tour de la CGT et de la CFDT d’organiser leurs congrès. Des rendez-vous très importants pour ces organisations, à un an des échéances électorales de 2027. De quoi susciter des débats en interne, notamment sur la lutte contre l’extrême droite.
Par Victor Fernandez
Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?
Analyse 22 mai 2026 abonné·es

Data centers : à qui profite vraiment la « souveraineté numérique » ?

Brandi comme un étendard par le gouvernement et les géants du numérique, le concept consensuel de « souveraineté numérique » masque une réalité moins flatteuse : l’emprise de la Big Tech américaine et des fonds étrangers sur le numérique français et européen.
Par Thomas Lefèvre
Plans sociaux : comment l’IA commence à remplacer les journalistes
Enquête 15 mai 2026 libéré

Plans sociaux : comment l’IA commence à remplacer les journalistes

Depuis le mois de janvier, les annonces de suppressions de postes s’enchaînent dans les groupes de presse français. Plusieurs centaines de journalistes vont perdre leur travail et des postes vont disparaître dans les rédactions… au profit de l’intelligence artificielle.
Par Céline Martelet