Salah Hamouri placé en détention administrative pour six mois

Le militant franco-palestinien est accusé d’appartenance à une organisation politique illégale. La décision de l’enprisonner viendrait directement du gouvernement israélien.

Politis.fr  • 30 août 2017
Partager :
Salah Hamouri placé en détention administrative pour six mois
© photo : AHMAD GHARABLI / AFP

Salah Hamouri a été placé hier en détention administrative pour une durée initiale de six mois, a annoncé son épouse Elsa Lefort. Il avait été arrêté mercredi 23 août à Jérusalem-Est, et sa détention avait été prolongée de 48 heures dimanche dernier.

Le cauchemar recommence donc pour l’activiste franco-palestinien, qui a déjà été emprisonné en Israël pendant sept ans, entre 2005 et 2011. La détention administrative, renouvelable de six mois en six mois, est une arme des autorités israéliennes pour maintenir sans motif en prison des militants palestiniens.

Selon RFI, Salah Hamouri _« est soupçonné d’avoir renoué avec “une organisation politique illégale”, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) », ce qu’il nie. Toujours selon nos confrères, « le tribunal israélien avait décidé de placer le Franco-Palestinien en résidence surveillée pour 20 jours », mais c’est le ministère de la Défense qui a « émis un ordre de détention administrative ». Cette décision, prise en l’absence de tout jugement et de condamnation, est donc avant tout politique.

Cette demande du gouvernement israélien doit être confirmée, ou pas, par le tribunal, dans un délai de 48 heures, soit d’ici jeudi, selon l’Association France Palestine Solidarité, qui réitère sa demande faite aux autorités françaises d’agir pour sa libération.

Un rassemblement pour la libération de Salah Hamouri est organisé jeudi 31 août à 16h30 à Paris, devant le ministère des Affaires étrangères (métro Invalides).

Monde
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« Les centres de détention libyens sont, par définition, des camps de concentration »
Entretien 10 juillet 2026 abonné·es

« Les centres de détention libyens sont, par définition, des camps de concentration »

David Yambio, fondateur de Refugees in Libya se dit « hanté » par le silence des Européens après que les députés européens ont adopté le règlement « Retour ». Il explique qu’en Libye, les politiques de l’Union européenne retiennent des milliers de personnes prisonnières et les condamnent à mort.
Par Pauline Migevant
Guyane : la guerre à l’orpaillage illégal est déclarée
Enquête 9 juillet 2026 abonné·es

Guyane : la guerre à l’orpaillage illégal est déclarée

À la frontière avec le Brésil, les habitants de Camopi vivent depuis des décennies sous l’emprise des chercheurs d’or clandestins. Alors que l’État revendique des opérations militaires régulières, les autorités coutumières dénoncent une protection insuffisante.
Par Tristan Dereuddre
Ghassan Abu Sittah : « Nous soignons aujourd’hui des enfants de trois guerres différentes »
Entretien 7 juillet 2026 abonné·es

Ghassan Abu Sittah : « Nous soignons aujourd’hui des enfants de trois guerres différentes »

Depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël en mars, 4 319 Libanais ont été tués et 12 000 blessés. Le chirurgien britannique Ghassan Abu Sittah, d’origine palestinienne, revient sur les conséquences de la guerre au Liban et dresse un parallèle avec l’enclave de Gaza.
Par Hugo Lautissier
« Mal élu, Keir Starmer n’a fait qu’une politique de droite agressive »
Entretien 29 juin 2026 abonné·es

« Mal élu, Keir Starmer n’a fait qu’une politique de droite agressive »

Thierry Labica, enseignant au département d’études anglophones de l’université de Nanterre, revient sur les causes de la démission du Premier ministre britannique, ses promesses trahies, sa grande impopularité, son action au sein du Labour pour chasser toute son aile gauche. Et dresse le portrait ambigu du travailliste Andy Burnham, son probable successeur.
Par Olivier Doubre