À qui profite la crise au FN ?
Le départ forcé de Florian Philippot préfigure un repli du parti, dont Laurent Wauquiez et la France insoumise espèrent profiter.
dans l’hebdo N° 1471 Acheter ce numéro

Même pas mal. Marine Le Pen et les dirigeants du Front national se sont relayés deux jours durant pour minimiser l’impact du départ de Florian Philippot. Avec les mêmes mots, ils ont dit sur toutes les antennes qu’ils regrettaient son départ, dit et redit qu’ils en avaient vu d’autres et que leur parti s’en remettra sans difficulté… Au troisième jour, la cheffe assurait que cette rupture était « déjà du passé », voire « un non-événement politique » puisqu’elle n’a entraîné qu’un nombre « dérisoire » de départs. Un peu plus d’une cinquantaine recensés lundi. Parmi eux, 26 conseillers régionaux – le FN en a fait élire 358 en décembre 2015 – pour l’essentiel élus dans la région Grand-Est avec Florian Philippot (11 des 46 élus frontistes), en Bourgogne-Franche-Comté (7 élus sur 24) et dans les Hauts-de-France (6 élus sur 54). Rien de comparable avec l’hémorragie provoquée par la scission mégretiste fin 1998.
Comme si de rien n’était, Marine Le Pen a entamé samedi une tournée de « refondation » en promettant à ses militants que, d’ici au congrès prévu le 11 mars à Lille, ils pourraient « discuter de tout », du nom du parti aux statuts, en passant par le projet et les « alliances », certains plaidant pour une ouverture plus large à