La Confédération paysanne « agréablement surprise » par les annonces de Macron

Nicolas Giraud, secrétaire national du syndicat agricole, réagit au discours prononcé par le Président en conclusion des États généraux de l’alimentation, hier soir.

Olivier Doubre  • 12 octobre 2017 abonné·es
La Confédération paysanne « agréablement surprise » par les annonces de Macron
© photo : FRANCOIS MORI / POOL / AFP

Au sortir des États généraux de l’alimentation, le président de la République a annoncé une future loi d’intervention tendant à protéger économiquement les prix des productions des paysans face à la grande distribution. Une « surprise » qui doit être vérifiée dans les faits, selon Nicolas Giraud, paysan et secrétaire national de la Confédération paysanne en charge de l’élevage, qui a suivi depuis le début ces États généraux.

Qu’attendiez-vous de ces États généraux de l’alimentation ? Aviez-vous quelque espoir qu’ils puissent déboucher sur des propositions positives ?

Nicolas Giraud : Au départ, l’un des objectifs principaux de ces États généraux – et ce que nous attendions au premier chef – était de remettre le producteur au cœur du processus de fixation des prix. En particulier de pouvoir travailler à la rédaction d’une loi visant à garantir une rémunération juste des producteurs. La Confédération paysanne a en effet depuis longtemps la revendication d’inscrire dans la loi l’interdiction de la vente à perte de nos produits en tenant compte de la rémunération du travail paysan. Cette

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite
Reportage 25 mars 2026 abonné·es

Municipales : à Limoges, chronique d’une défaite

À Limoges, la victoire a, pour la troisième fois d’affilée, échappé à la gauche lors du scrutin municipal. Une déception d’autant plus forte qu’insoumis, socialistes, écologistes et communistes s’étaient décidés à partir main dans la main pour ce second tour.
Par Alix Garcia
Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »
Entretien 24 mars 2026 abonné·es

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »

De la vague verte des municipales de 2020 il ne reste que l’écume. Le second tour des municipales a été une douche froide pour Les Écologistes avec la perte des plus grandes villes, sauf Lyon, et peu de conquêtes. La secrétaire nationale du parti confie sa déception et fustige les divisions de la gauche, sans remettre en cause l’idée d’une primaire de la gauche hors LFI pour 2027. 
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
Municipales : le grand flou à gauche
Analyse 24 mars 2026 abonné·es

Municipales : le grand flou à gauche

Socialistes, Écologistes, insoumis et communistes ont souvent perdu, parfois gagné des villes. Et un an avant la présidentielle, la guerre des gauches reprend de plus belle.
Par Lucas Sarafian
À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »
Récit 24 mars 2026 abonné·es

À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »

Dans la ville de Seine-Saint-Denis, le maire sortant de gauche, Abdel Sadi, conserve son fauteuil face à une alliance centriste. Une victoire serrée et marquée par de fortes polarisations où la défiance des habitant·es et les divisions locales restent des enjeux majeurs pour l’avenir de la ville.
Par Kamélia Ouaïssa