Disparition : Jack Ralite, plus qu’un ministre

La vie de l'ex-ministre communiste du gouvernement Mauroy, décédé le 12 novembre à 89 ans, a bien d'autres facettes.

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Dans l’histoire, il restera l’un des quatre ministres communistes du gouvernement Mauroy (1981-1984), à la Santé puis à l’Emploi. Mais la vie de Jack Ralite, décédé le 12 novembre à 89 ans, après avoir refusé quatre fois la Légion d’honneur, a bien d’autres facettes. Militant communiste depuis 1947, il est toujours resté fidèle à son parti avec une distance critique qui l’a conduit à être de l’aventure des « refondateurs ». 

Élu d’Aubervilliers dès 1959, d’abord adjoint à la Culture et à l’Enseignement, puis député (1973-1981), maire (1984-2003) et sénateur (1995-2011), il était devenu un inlassable défenseur de la banlieue. Pour elle, il voulait le meilleur. Et d’abord l’accès à la culture, son autre engagement indissociable de la politique. Dans les années 1960, il installe le Théâtre de la Commune à Aubervilliers, qui devient vite Centre dramatique national. 

Spécialiste des questions culturelles au PCF, ami de nombreux artistes et dévoreur de livres, il lance en 1987 les États généraux de la culture, en opposition à sa marchandisation, dans un espace de travail sans le parti, mais pas contre, engagé avec un certain succès pour l’exception culturelle.


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