Dossier : Urgence climatique : Une révolution vitale

Le chaos est déjà en marche

Pour certaines populations, le réchauffement a déjà modifié les conditions de vie, entre adaptation, migrations et conflits.

En 2050, il pourrait y avoir 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde, selon l’ONU. Cette plus grande migration de masse de l’histoire aurait des conséquences en cascades. Par exemple, des millions de réfugiés bangladais fuyant vers l’Inde voisine provoqueraient des épidémies, un conflit religieux, une pénurie chronique de nourriture et d’eau douce, ainsi qu’une exacerbation des tensions entre l’Inde et le Pakistan, tous deux détenteurs de l’arme nucléaire. Cette sombre prévision résulte d’une simulation effectuée par l’université de la Défense nationale à Washington. Les pays ne sont pas égaux devant les catastrophes, ni devant l’écho qui leur en est fait ni au regard de la solidarité internationale. Départs forcés, partage de ressources raréfiées, récupération par des groupes violents de populations affamées, politiques d’accueil dissuasives, voire sous les armes… Peut-on penser la crise climatique sans y associer le mot guerre ?

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