BCE : la démocratie attendra

Les ministres des Finances de l’Eurogroupe doivent remplacer dans les prochaines semaines le vice-président de la Banque centrale européenne, sans processus transparent de nomination impliquant le Parlement européen.

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L’heure est cruciale. Les ministres des Finances de l’Eurogroupe doivent remplacer dans les prochaines semaines le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), « premier acte d’un renouvellement en profondeur de [son] directoire », selon un collectif d’universitaires, signataire d’une tribune parue le 22 janvier dans Le Monde. Or, affirme le collectif, la BCE agit désormais « en véritable “co-gouvernant” de la zone euro », ce qui justifierait un processus transparent de nomination impliquant le Parlement européen. Rien de tel n’est prévu pour l’heure, et les signataires craignent que ce processus n’aboutisse, « dans la plus grande indifférence », à la nomination du ministre de l’Économie espagnol, Luis de Guindos, ancien président exécutif pour le Portugal et l’Espagne de ­Lehman Brothers, la banque au cœur de la crise financière.


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