Prison : Sortie de crise difficile

Le syndicat majoritaire Ufap-Unsa a accepté les propositions de la chancellerie dans le conflit entamé le 11 janvier

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Après deux semaines de blocages, dans un conflit entamé le 11 janvier après l’agression d’un surveillant à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le mouvement des surveillants de prison s’essouffle, sans être véritablement éteint.

Le syndicat majoritaire Ufap-Unsa a accepté les propositions de la chancellerie. À savoir la création de 1 100 postes supplémentaires sur quatre ans, une prime annuelle qui s’élèverait à 1 400 euros (contre 1 000 actuellement), une amélioration de la gestion des détenus radicalisés et violents, et une prise en charge dans « des quartiers totalement étanches » pour les profils les plus dangereux, avec un objectif de 1 500 places (d’ici à la fin de l’année, 450 places devraient être opérationnelles).

Les surveillants ont aussi obtenu le droit de porter des gilets pare-balles, et le port des menottes pour certains détenus à l’intérieur même des prisons. Soit un renforcement ultra-sécuritaire qui ouvre la porte à toutes les dérives.

Les syndicats CGT et FO ont refusé de signer ce protocole d’accord, exigeant notamment une ­revalorisation des statuts du personnel pénitentiaire, et promettent de nouvelles actions.

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a déjà prévenu : « J’ai mis des propositions sur la table, elles sont claires, nettes et définitives. » Elle menace également de sanctions disciplinaires les surveillants poursuivant la grève, lesquels ont un statut spécial qui leur interdit ce droit. Il n’empêche, le week-end dernier, une vingtaine de prisons (sur 188) étaient encore bloquées, et sept établissements encore touchés lundi 29 janvier.


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