L’Europe sous la pression de l’extrême droite

Incapables d’affronter l’afflux des migrants avec décence et responsabilité, les Vingt-Huit voient l’extrême droite désormais en mesure d’imposer sa ligne identitaire un peu partout.

Patrick Piro  • 28 février 2018
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L’Europe sous la pression de l’extrême droite
© photo : Celestino Arce/NurPhoto/AFP

La crise des réfugiés est en train de soumettre l’Union européenne à l’une des épreuves les plus décisives de son histoire. Incapables d’affronter l’afflux des migrants avec décence et responsabilité, les Vingt-Huit, qui ont vu inexorablement progresser le vote d’extrême droite depuis quinze ans, voient cette mouvance désormais en mesure d’imposer sa ligne identitaire un peu partout. Au-delà de ce qui les différencie – souverainisme, identité nationale, rejet de l’UE, etc. –, ces partis xénophobes partagent une même idéologie sécuritaire et anti-migrants. Et, s’ils ne semblent pas (encore) en capacité de « prendre » le pouvoir, ils orientent déjà notablement la politique des gouvernements de droite, majoritairement au pouvoir dans l’Union, et dont la radicalisation est notable en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en République tchèque ou en Slovaquie. Ajoutons la France. Coïncidence frappante : le 4 mars, l’Italie vote pour élire ses députés, et en Allemagne les militants sociaux-démocrates diront s’ils veulent s’allier avec les conservateurs. Sur ces deux scrutins pèsent des extrêmes droites en pleine expansion et totalement décomplexées. Avec d’un côté une inspiration fasciste, et de l’autre des références nazies en clair dans les discours.

À lire dans ce dossier :

• « L’influence de l’extrême droite est indéniable »

• L’Europe hérisson de Sebastian Kurz

• La Macédoine, aubaine d’Aube dorée

• L’Italie vote à l’ombre des fascistes

• En Allemagne, consultation sous influence

Monde
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