Macron ferme la porte à la plupart des revendications des nationalistes corses

Très attendue après la nette victoire nationaliste aux élections territoriales de décembre dernier, l’allocution présidentielle à Bastia s’est retranchée sur les principes traditionnels de la République jacobine. En dépit de quelques ouvertures mineures.

Olivier Doubre  • 8 février 2018 abonné·es
Macron ferme la porte à la plupart des revendications des nationalistes corses
© photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP

L’après-midi bastiais du président de la République, mercredi, avait commencé par un signe de défiance entre nationalistes et autorités de la République. Après la rencontre de deux heures, mardi soir, entre Emmanuel Macron et les deux présidents de la nouvelle Collectivité territoriale unique (CTU), l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, et Gilles Simeoni, en charge de l’exécutif de la Collectivité, les élus nationalistes ont tout bonnement boycotté le déjeuner avec le président de la République à Bastia. L’atmosphère ne s’est pas réchauffée après le discours d’Emmanuel Macron sur l’avenir de la Corse, sensé répondre aux principales revendications des nationalistes, vainqueurs des élections territoriales de décembre.

À lire aussi >> Corse : Les « natios » en route vers la victoire

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont en effet refusé de répondre aux journalistes à l’issue de l’allocution présidentielle, avant de se réunir entre « natios » élus. Quelques chroniqueurs présents dans la salle

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »
Entretien • 15 octobre 2026

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Raphaël Glucksmann est sorti large vainqueur de la primaire « de la gauche socialiste et démocratique ». Conséquence, le Parti socialiste n’aura pas de candidat propre pour la présidentielle 2027. Le résultat divise déjà au sein de la formation. Une situation dont le premier secrétaire, Olivier Faure, sort affaibli.
Par Névil Gagnepain
Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient
Analyse • 15 octobre 2026 abonné·es

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

1 500 communistes ont annoncé le 14 octobre leur ralliement à la candidature du leader insoumis. En parallèle, la victoire de Raphaël Glucksmann lors de la primaire socialiste provoque des remous chez les militants de gauche et semble acter une bipartition de la campagne. 
Par Névil Gagnepain
Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 libéré

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain