10 outils pour brider le Parlement

La Constitution offre déjà un costaud arsenal de moyens permettant au gouvernement de contrôler députés et sénateurs.

Agathe Mercante  • 25 avril 2018 abonné·es
10 outils pour brider le Parlement
© photo : Thomas Samson/AFP

Il a été élu sur la promesse d’un renouvellement de la pratique politique. Et les parlementaires n’ont pas été déçus… Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à opérer une réforme de la Constitution (lire ici), le Parlement se voit déjà imposer sans grande retenue la volonté de son gouvernement. Liste non exhaustive de ce que permet déjà la Constitution de la Ve République.

1. L’ordre du jour

Le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat décident conjointement, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, des sujets qu’une assemblée doit aborder au cours d’une séance. Pourtant, les séances dont l’ordre du jour est dicté par le Parlement sont généralement réservées au contrôle de l’action du gouvernement, laissant de fait moins de temps pour étudier les différentes propositions de lois soumises par les élus, chaque groupe parlementaire ne disposant que d’une journée par an pour faire valoir les siennes.

2. La procédure « accélérée »

Loi travail, loi asile et immigration, pacte

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »
Entretien 2 avril 2026 abonné·es

« On passe plus de temps à taper sur le PS que sur la droite et l’extrême droite »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Loïc Prud’homme, député insoumis de Gironde et candidat à Bègles, prend ses distances avec son mouvement.
Par Lucas Sarafian