Jean-Pierre Léonardini tombe le masque
Dans Qu’ils crèvent les critiques !, le journaliste à l’Humanité et spécialiste de théâtre livre ses souvenirs et ses colères, comme ceux d’un certain festival d’Avignon en 2005. Une somptueuse valse énervée.
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Les critiques sont des hommes de l’ombre. Ils avancent plutôt masqués et parlent davantage des autres que d’eux-mêmes, bien qu’on les accuse souvent de se dépeindre sous le couvert de l’attention qu’ils portent ou croient porter aux auteurs et aux artistes. Mais un coup de colère peut, parfois, faire sortir le critique de l’ombre.
C’est ce qui s’est produit pour Jean-Pierre Léonardini, critique de théâtre à l’Humanité depuis les années 1960, écrivain aux mots savants agités d’une plume agile, aux analyses fines et généralement tempérées. Son credo : « Je n’ai pu me résoudre au quant-à-soi du critique bourgeois qui, la mine impassible, s’esbigne sitôt après le dernier rappel. C’est affaire de nature, latine, extravertie. Ni douanier – aucune envie d’intimer l’ordre aux artistes d’ouvrir leurs valises – ni agent de la circulation du
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