Lula au seuil de la prison, le Brésil en apnée

Le Tribunal suprême de justice brésilien a rejeté hier la demande de maintien en liberté de l'ancien président brésilien.

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Le Tribunal suprême de justice brésilien a tranché cette nuit, par six voix contre cinq, la plus maigre des majorités : rejetée, la demande des avocats de Lula qu'il soit maintenu en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours judiciaires formulés contre sa condamnation. Elle avait été aggravée en deuxième instance en janvier dernier. L'ex-Président, l'icône d'un petit peuple qu'il a en grande partie arraché à la misère, le grand favori des sondages pour la prochaine présidentielle d'octobre, s'apprête donc à subir l'humiliation suprême d'une incarcération hautement politique, d'une durée de douze ans, pour un acte de corruption supposé que la justice n'a pas été capable de soutenir par des preuves factuelles.

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Lula en prison, on peut craindre un embrasement de la rue, auquel pourraient se joindre tous ceux qui, bien que n'étant pas soutien de l'ancien syndicaliste, estiment la démocratie une fois de plus bafouée par l'interdiction très probable, bien que non automatique, de sa candidature à la présidentielle.

L'incarcération effective de Lula dépend désormais de la décision d'un homme seul, Sérgio Moro, le juge qui l'a poursuivi depuis de nombreux mois avec un zèle tout spécifique, et qui a fait de sa condamnation une priorité personnelle. Cet acte judiciaire pourrait intervenir dès le début de la semaine prochaine. Tout sauf une formalité, tant il risque de peser sur l'avenir politique immédiat du pays.


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