Gouvernement : Jeu de bonneteau budgétaire

Le gouvernement tarde à faire les annonces qui fâchent en matière d’austérité.

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Le gouvernement tarde à faire les annonces qui fâchent en matière d’austérité budgétaire. On ne sait toujours pas quand le Comité action publique 2022, chargé de proposer une série de mesures d’économie et de modernisation de l’État, doit remettre son rapport. Ni quelles orientations il prendra pour supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Même si plusieurs ballons d’essai ont été lancés par interviews entrecroisées ces derniers jours. Des sorties plus ou moins maîtrisées, sur le poids des aides aux entreprises et des « aides sociales » – « ce qui est certain, c’est qu’il y en a trop », a jugé le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, le 29 mai. 

L’exécutif attaque surtout les dispositifs accompagnant les travailleurs précaires, loin de l’esprit de « flexisécurité » dont se revendiquait LREM durant la campagne présidentielle. La prime d’activité, perçue par 2,6 millions de foyers aux revenus faibles, devrait être concernée par des ristournes, qui visent les « grandes masses budgétaires ». Une note ayant fuité de Bercy indiquait également des pistes pour diminuer les dépenses associées à l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore à ­l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Le gouvernement prépare aussi les esprits à une « simplification » du versement des aides sociales, reprenant l’idée évoquée pendant la campagne d’un « versement unique ». Une refonte surtout pensée pour dégager des économies.


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