Turquie : Erdogan, hyper-président

L’ère « Erdogan 2 » promet la radicalisation d’un pouvoir déjà marqué par l’autoritarisme.

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Peu de surprise pour le résultat de la présidentielle turque : Erdogan est réélu avec près de 53 % des voix. L’opposition, déçue de n’avoir même pas pu décrocher un second tour, comme en 2014, a reconnu sa défaite en dépit des soupçons de fraude.

L’ère « Erdogan 2 » promet la radicalisation d’un pouvoir déjà marqué par l’autoritarisme : le parti AKP (islamiste et conservateur) de l’homme fort de la Turquie remporte également les législatives. Presque superflu : le scrutin avalise aussi une réforme constitutionnelle qui renforce les pouvoirs du Président, qui pourra se passer du Parlement pour gouverner.

Si le silence de l’Union européenne dit son embarras face à cette dérive autocratique, Poutine a salué « la grande autorité politique » d’Erdogan, dont la réélection est « une bonne nouvelle pour l’Europe », selon le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, en bon connaisseur lui aussi.


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