Santé : le grand rattrapage

Le 18 septembre, le Président a présenté les grandes lignes du plan santé. Bonne orientation, bonne communication, reste à voir la mise en place.

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C’est peu de dire que le plan santé était attendu. Les alertes se sont multipliées avec le mouvement des Ehpad, les grèves dans les services, notamment de psychiatrie, ou l’appel « Hôpital : mille signatures et une urgence », le 15 janvier. Après six mois de consultation, rien ne perçait de ce plan jusqu’à l’avant-veille. Le 18 septembre, le Président en a présenté les grandes lignes à l’Élysée : « Je veux que le système de santé soit l’un des piliers de l’État providence », a-t-il déclaré.

En tête des 50 mesures annoncées, 3,4 milliards d’euros investis d’ici à 2022, dont 920 millions pour l’hôpital, la fin du numerus clausus, le déploiement de généralistes volontaires salariés dans les déserts médicaux, la création d’assistants médicaux et l’assouplissement de la tarification à l’activité.

Le Président a évoqué le mal-être des professionnels et la détresse des patients, le besoin de passer à une médecine préventive, et l’incitation à la qualité. Il a surtout insisté sur une « stratégie de transformation » centrée sur le patient, les territoires et la place des médecins dans la gouvernance, la rénovation des études de santé et de l’offre de proximité, mais aussi des sujets discutés comme la télémédecine et le dossier médical partagé. Bonne orientation, bonne communication, reste à voir la mise en place.


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