Gauche-droite : Un débat indépassable ?

Le politiste Christophe Le Digol retrace l’histoire du clivage gauche-droite et montre sa persistance, en dépit des apparences.

Dès juillet 2017 (n° 1463), Politis affublait Emmanuel Macron d’un qualificatif qui, depuis, a fait florès : « le président des riches ». Un an après son accession au pouvoir, le locataire de l’Élysée apparaissait en une sous le titre : « Macron, un an : la droite parallèle » (n° 1501-1502, 3 mai 2018). Le fameux « en même temps », synonyme d’un très hypothétique « ni de droite ni de gauche » mais hautement revendiqué par la Macronie, volait en éclats, et le Président se révélait sous son vrai visage, menant une politique de droite, néolibérale et sécuritaire.

Maître de conférences en science politique à l’université de Nanterre, spécialiste d’histoire parlementaire, Christophe Le Digol travaille depuis de nombreuses années sur la division ou l’opposition droite-gauche qui structure la vie politique depuis des décennies (1). Il était donc bien placé pour décrypter cette « révolution » qui, depuis 2016, « affecte, semble-t-il, la politique dans ses fondements : la fin du clivage gauche-droite ». Mieux, depuis la mi-2017 et ses scrutins successifs, « le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, incarnerait le “dépassement” de ce clivage ». Durant toute la campagne présidentielle, journalistes et analystes de la vie politique, « comme hébétés », ont ainsi « débattu fort sérieusement » de ce qui semblait constituer la désintégration du « principe cardinal de description et d’analyse du champ politique ».

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