Extrême droite : une police pas très « Politis »

Un journaliste de Politis a été expulsé, avec la complicité de la préfecture, d'une manifestation d'extrême droite qu'il couvrait.

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Samedi 12 janvier, un journaliste stagiaire de Politis se rend à la « marche en l’honneur de sainte Geneviève » organisée par l’association Paris Fierté, rassemblant une centaine d’identitaires au pont de la Tournelle.

D’après la légende, sainte Geneviève est cette femme qui a encouragé les Parisiens à résister à l’invasion des Huns en 451. Si les organisateurs communiquent autour d’un « événement populaire et festif célébrant le Paris enraciné », le parallèle, abject, n’est pas difficile à comprendre… En effet, rien de festif chez ces extrémistes de droite.

« À Politis, vous ne nous aimez pas, dégagez », lance un homme se réclamant du service d’ordre, brassard blanc au bras. Le vouvoiement ne dure pas et la politesse est remplacée par des menaces et une bousculade. Un homme affirmant être de la préfecture de police s’immisce et demande à contrôler l’identité… de notre journaliste. Sans motif, au mépris du droit.

Notre reporter s’y oppose, avant d’être mené à l’écart par un autre policier. « Ça va mal finir pour vous. On ne va pas assurer votre sécurité. Vous feriez mieux de partir. » Pointé par un laser le désignant comme cible, notre journaliste est alors encadré, pendant une quinzaine de minutes, par quelques sbires du « service d’ordre professionnel en lien avec la préfecture de police », pour reprendre les mots du mail d’invitation des organisateurs. Notre collaborateur préfère s’éloigner, au son d’un chœur brun hurlant « Paris populaire, Paris identitaire » ou encore « Paris, c’est chez nous ».


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