Ivan Illich, penseur de l’aliénation productiviste

Une compilation bienvenue de textes du précurseur de la critique du développement industriel, présentés par Thierry Paquot.

Engagées notamment en faveur de l’écologie politique, les éditions Le Passager clandestin ont développé depuis plusieurs années une superbe collection, dirigée par Serge Latouche, dédiée aux « précurseurs de la décroissance ». L’idée est de documenter les racines et la généalogie d’une pensée décroissante née il y a plusieurs siècles et devenue de plus en plus prégnante dans le débat d’idées contemporain face aux dégâts dus à l’idéologie de la croissance et du progrès scientifique et technique. Après plusieurs volumes consacrés à Épicure, Diogène, Jacques Ellul, Simone Weil ou George Orwell, la collection se devait de se pencher sur Ivan Illich, auteur assez inclassable, rétif à toute forme d’autorité, d’aliénation et de productivisme, destructeurs des pensées « vernaculaires » et de l’environnement.

Construit comme les autres opus de la série, celui-ci est composé pour une bonne moitié de textes d’Illich, certains déjà des classiques, comme « La polarisation par l’outil », « L’énergie, un objet social » ou « Le renoncement à la santé ». Mais on lira aussi avec grand intérêt les textes de présentation du philosophe Thierry Paquot, spécialiste notamment de l’architecture et de l’urbanisme.

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