Court, bon, juste et frais !

Vente en direct, marques équitables, enseignes bios, supermarchés coopératifs… Les nouvelles manières de s’approvisionner de façon plus éthique sont légion, panier au bras ou clic au doigt. reportage

Jean-Claude Renard  • 6 février 2019 abonné·es
Court, bon, juste et frais !
© photo : Un design minimal et un tarif qui ne lèse ni l’éleveur ni l’acheteur.crédit : Bruno Coutier/AFP
La ruche et poiscaille : tous en ligne

Des fruits, des légumes, des fromages, des herbes aromatiques, de la viande… Pas de rayons, mais des étals où s’additionnent une flopée de victuailles, en un point éphémère, ou presque. Créée en 2011, La Ruche qui dit oui ! comprend plusieurs centaines de lieux de vente en France. Objectif : resserrer les liens entre petits producteurs et consommateurs, en mettant en avant le local et en effaçant les intermédiaires. C’est au futur client de s’inscrire sur le site Internet de La Ruche. En indiquant son adresse, il trouve la ruche la plus proche de son domicile, choisit ses emplettes, paye en ligne et vient retirer ses courses le jour dit dans un bistrot, une école, une salle quelconque.

À chaque ruche, orchestrée par un responsable, sa variété de produits, certains bio, d’autres en agriculture raisonnée. C’est au producteur de fixer son prix et de déterminer ce qu’il est prêt à livrer. Pour lui (qui doit gérer les commandes et reverser environ 16 % de son chiffre d’affaires à la ruche), c’est une manière d’écouler une partie de sa production. Pour le consommateur (inscrit dans un réseau, une communauté), c’est la garantie de manger local, sans engagement systématique, avec une souplesse dans les achats qui n’existe pas dans une Amap.

D’aucuns diront qu’il s’agit là d’une entreprise commerciale. Ça l’est (on trouve même un certain Xavier Niel parmi ses actionnaires) ; cela n’en reste pas moins une manière de contourner la grande distribution et de se rapprocher des producteurs.

Plus original encore, toujours sur Internet, le site Poiscaille, à lire comme une « Amap de la mer », en plus flexible. Créé fin 2014, installé à Montreuil, il livre poissons, coquillages et crustacés partout en France, en respectant un cahier des charges strict. Poiscaille est ainsi cornaqué à une soixantaine de pêcheurs étirés le long des côtes françaises (Manche, Atlantique, Méditerranée). Bateaux de moins de douze mètres, ni chalut ni drague, techniques dormantes (ligne, filet droit, trémail et casier), pas plus de trois marins à bord, une pêche qui se fait en journée, ostréiculteurs et pêcheurs à pied. Foin de crevettes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 12 minutes

Pour aller plus loin…

À Saint-Avold, les gilets jaunes reprennent le rond-point
Reportage • 14 octobre 2026 abonné·es

À Saint-Avold, les gilets jaunes reprennent le rond-point

Depuis les premiers jours de la mobilisation lycéenne, une date est très attendue : celle du retour annoncé des gilets jaunes le 17 octobre. Une journée d’action lancée début septembre sur les réseaux sociaux pour protester notamment contre l’augmentation du prix de l’essence et du coût de la vie.
Par Céline Martelet
Mouvement lycéen : des aînés « fiers » et « admiratifs »
Luttes • 14 octobre 2026

Mouvement lycéen : des aînés « fiers » et « admiratifs »

Les lycéen·nes trouvent aussi du soutien parmi les militant·es engagé·es de longue date dans diverses luttes, qui accompagnent ce combat de la jeunesse avec un espoir renouvelé.
Par Kamélia Ouaïssa
Derrière les lycéen·nes, « la daronnerie est en colère »
Analyse • 14 octobre 2026 abonné·es

Derrière les lycéen·nes, « la daronnerie est en colère »

Depuis bientôt un mois, les lycéen·nes qui luttent pour leur avenir mènent un mouvement social de grande ampleur pour exiger notamment de meilleures conditions d’apprentissage. Dans leur sillage, et face à la répression qu’ils et elles subissent, des parents se mobilisent à leurs côtés. Certains sont organisés en collectif.
Par Pauline Migevant et Kamélia Ouaïssa
Maintien de l’ordre : 100 000 signatures et des années d’alertes contre les armes mutilantes
Violences • 13 octobre 2026

Maintien de l’ordre : 100 000 signatures et des années d’alertes contre les armes mutilantes

Après plusieurs mutilations de lycéens, une pétition réclame l’interdiction de plusieurs armes et techniques policières lors des manifestations lycéennes. Une demande loin d’être récente malgré des avertissements répétés, jusqu’aux Nations unies.
Par Maxime Sirvins