Cette France d’en bas

Dans un roman-photo âpre, Les Racines de la colère, Vincent Jarousseau brosse un tableau des classes populaires dans un territoire meurtri, entre hier et aujourd’hui.

Jean-Claude Renard  • 19 mars 2019 abonné·es
Cette France d’en bas
© crédit photo : Vincent Jarousseau/Les Arènes

Au printemps 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de ­François Hollande, lance son mouvement En marche ! Le choix de ce nom est lourd de sens. C’est une injonction : il faut bouger pour s’en sortir », écrit Vincent Jarousseau en préambule à ce roman-photo, Les Racines de la colère – clin d’œil évident au roman de Steinbeck. Quelques mois avant l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le photographe est arrivé à Denain, petite cité d’environ 20 000 habitants, dans le nord de la France, à trois encablures de Valenciennes. Objectif : raconter les gens, partir à la rencontre de ceux qui ne lui « ressemblent pas, non pour juger mais pour comprendre », raconter des trajectoires dans une ville particulière, qui a perdu un tiers de sa population et s’apprête à se donner au Front national, rapporter les distorsions entre un discours politique et médiatique prégnant et

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Société Culture
Temps de lecture : 8 minutes