Désobéir, l’ultime recours

Au-delà des actions souvent très visuelles de la vague actuelle de désobéissance civile, se pose en filigrane la question du rôle du citoyen en démocratie.

Des centaines de drapeaux ornés d’un sablier noir dans un cercle flottaient dans le ciel de Londres, lundi 15 avril, pour demander « un état d’urgence écologique ». Le mouvement Extinction Rebellion a officiellement lancé la « semaine internationale de rébellion » en bloquant cinq lieux emblématiques de la capitale anglaise : Marble Arch, Oxford Circus, Waterloo Bridge, Parliament Square et Piccadilly Circus. D’autres activistes ont pris pour cible le siège de l’entreprise pétrolière Shell en taguant sur la façade « Shell knows » (1) et l’accusant ainsi d’écocide.

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Plus de 80 villes dans 33 pays, dont l’Australie, le Canada, la Belgique, l’Allemagne ou la Turquie ont entendu cet appel à la mobilisation internationale. À Paris, 1,5 tonne de vêtements non réutilisables ont été déversés devant le magasin H&M, boulevard Haussmann, pour dénoncer l’industrie du textile, deuxième industrie la plus polluante du monde. Mais le grand rendez-vous est donné le 19 avril, en Île-de-France, pour l’opération « Bloquons la République des pollueurs », qui accusera frontalement le gouvernement français de collusion avec les multinationales les plus polluantes.

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