Les gilets jaunes se mettent au vert
Réunis en « assemblée des assemblées » à Saint-Nazaire, 700 participants ont travaillé à relier les urgences climatique et sociale, et à promouvoir des alternatives aux logiques ultralibérales.
dans l’hebdo N° 1548 Acheter ce numéro

© Chloé Richard
N e stationnez pas dans l’allée ! » « Oh non, pas un blocage ! » L’ambiance est à la rigolade à la Maison du peuple, un peu avant le début de la troisième assemblée plénière du week-end, ce samedi 6 avril. La salle est comble. « On a dû prévoir un chapiteau à l’extérieur, où on retransmet la plénière en direct », confie une participante. Au portillon aussi, ça se bouscule. « On n’a pas eu le droit d’entrer, car c’était complet quand on a voulu s’inscrire », déclare ce gilet jaune de l’« agrégat de Paris », qui a quand même fait la route jusqu’à Saint-Nazaire dans l’espoir de dégoter une place.
Lyon, Brest, Auxerre, Noisy-le-Sec, Grenoble… Le mauvais temps n’a pas démotivé les 700 délégués locaux et observateurs, venus de toute la France. Pendant tout le week-end, ils ont échangé et débattu dans différents ateliers (communication, répression, environnement, stratégie à court terme…), auxquels la presse n’était pas conviée. « Chaque groupe local essaye de venir à deux délégués et deux observateurs », précise Warren, 23 ans, étudiant à Lyon. Leur but : présenter les idées et les propositions de leurs groupes pendant les ateliers, puis lister celles qui seront exposées pendant les plénières et parfois votées de façon consultative. « Ensuite, on doit relater à nos groupes locaux ce qui a été dit pendant le week-end et voir si cela fait consensus ou non. »
Depuis le 17 novembre, le