Produire sans pesticides : « Aucun regret ! »
Se passer de produits phytosanitaires, c’est possible. Florence, Laurent et Olivier l’expérimentent dans leurs exploitations en pleine conversion bio, une période qui peut être très difficile financièrement.
dans l’hebdo N° 1548 Acheter ce numéro

Arboricultrice depuis vingt ans, 8 ha dans une coopérative de 70 ha, Corrèze
« Le bio arrive tout doucement dans les coopératives, même si ce n’est pas la politique générale. On essaie d’abord de trouver de nouvelles variétés plus résistantes, mais elles sont marketisées : il faut payer pour le plant, puis des royalties pour la commercialisation. En arboriculture, nous sommes les plus gros consommateurs de produits phytosanitaires : les fruits restent longtemps sur les arbres, hors récolte il faut quand même soigner les vergers, les outils de désherbage mécanique ne sont pas au point… Quand on diminue les