Dossier : Sortir des traités : L’Europe est-elle un carcan ?

Un piège électoral pour LFI ?

Assagis, les Insoumis parlent moins de leur plan B (quitter l’UE) pour évoquer une plus prudente « sortie des traités ». Une stratégie pour l’instant peu porteuse.

P rem’s ! », crânent-ils. Les membres de La France insoumise (LFI) savourent leur victoire même si, pour l’heure, elle n’est qu’idéologique. Premiers à avoir abordé la question d’une sortie des traités – ou de l’Union européenne, c’est selon –, les cadres de LFI sont heureux de voir enfin leurs idées gagner du terrain. Le week-end des 13 et 14 avril, à Stockholm, s’est tenu le 6e « sommet du plan B », avec la participation de plusieurs groupes politiques issus de toute l’Europe.

En verve, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a même lancé le dimanche une grande campagne sur les réseaux sociaux, hissant le mot-dièse #SortirDesTraités en tête des plus utilisés sur Twitter ce jour-là. Un « soft power » dont ses membres ne cessent de se féliciter. « Ceux qui, depuis le début, voulaient agir “à traités constants”, comme Benoît Hamon, ou ne pas les modifier, comme EELV, se sont rendu compte qu’il fallait d’abord les changer », claironne Matthias Tavel, orateur national de LFI et 20e (non éligible donc) sur la liste pour les européennes (1).

En 2017, le candidat Jean-Luc Mélenchon défendait encore le « plan A » (renégociation des traités) autant que le « plan B » (désobéissance et sortie). Mais, avec les succès du mouvement, de son programme et de sa stratégie, les cartes ont été rebattues. « Progressivement, le plan B s’est effacé », raconte le socialiste insoumis Liêm Hoang-Ngoc, qui a désormais pris ses distances avec LFI.

« Pour rompre avec ces traités, nous proposons une stratégie claire et démocratique combinant négociations et désobéissances immédiates autour d’un plan A et d’un plan B », peut-on toujours lire dans le programme insoumis pour les européennes, lequel précise que le « préalable est de sortir des traités européens ». Mais il n’est désormais plus question de « stopper la contribution française au budget » ou de réquisitionner la Banque de France.

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