Des militants repeints en « malfaiteurs »

Des opposants à la loi travail qui avaient désactivé des bornes de métro à Rennes ont subi une incroyable épopée judiciaire.

Romain Haillard  • 12 juin 2019 abonné·es
Des militants repeints en « malfaiteurs »
© photo : Manifestation contre la loi travail à Rennes, le 23 juin 2016.crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

La température est montée jusqu’à 27 °C dans la chambre correctionnelle du tribunal de Rennes ce jour-là. Comme en souvenir de ce printemps ardent où le milieu contestataire de la capitale bretonne avait engagé une lutte âpre contre la loi travail. Mardi 4 juin, vingt militants arrêtés pendant le mouvement de 2016 comparaissaient pour avoir désactivé des bornes de validation de tickets de métro. Le dossier, lui, a eu le temps de refroidir. Dix-neuf des prévenus, la plupart sans casier judiciaire, ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis pour association de malfaiteurs. Une peine légère au regard du procès-verbal à l’origine de l’enquête, où les vingt étaient présentés comme « un groupuscule aux méthodes paramilitaires ». Des chefs d’inculpation jusqu’aux moyens mobilisés, tout dans cette

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Société Police / Justice
Temps de lecture : 8 minutes