« Chimère » : Nom d’un chien-homme !

Dans Chimère, l’un des rares romans comiques de la rentrée, Emmanuelle Pireyre lie manipulations génétiques et démocratie participative.

Jacques Testart est un des personnages du nouveau roman d’Emmanuelle Pireyre, Chimère. Il y apparaît fugacement, sans être anodin pour autant. Chargée d’écrire un article sur les OGM, la narratrice – qui répond au nom d’Emmanuelle et est écrivain – est venue solliciter l’autorité du savant engagé. Mais celui-ci préfère lui parler de « science citoyenne ». Or cette « science citoyenne » est l’un des deux grands axes de l’intrigue.

En effet, Wendy, « une Manouche qui voulait aider les gadjé, les rendre heureux, leur faciliter la vie » – et qui est, elle, un des personnages centraux du roman –, reçoit un jour un coup de téléphone de l’Union européenne pour participer à une opération mise sur pied à l’occasion du soixantième anniversaire du traité de Rome (qu’enfant elle pensait être le « traité de Rrom »). Dans chacun des 27 pays, douze citoyens sont tirés au sort pour plancher sur un des thèmes sélectionnés censés représenter l’avenir des Européens. Wendy accepte sans hésiter. La narratrice sera également de la partie en tant qu’observatrice, ayant cru que le thème de réflexion dévolu au panel français serait les OGM. Erreur : ce sera le temps libre ! Alors que le Danemark a hérité de l’intelligence artificielle, ou la Slovénie des génocides…

En parallèle, Emmanuelle s’est liée avec Brigitte, l’amie d’une biologiste vivant en Angleterre, qui se livre à des manipulations génétiques. Autrement dit, elle croise des espèces pour obtenir ce qu’on appelle des « chimères ». Or il se trouve que Brigitte reçoit de cette amie biologiste un chiot dont elle ne sait pas encore qu’il n’est pas tout à fait normal.

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