Trois voix contre la réforme des retraites
Pierre Khalfa, coprésident de la fondation Copernic, Baptiste Giraud, membre du Laboratoire d’économie et de sociologie du travail, et Danielle Tartakowsky, historienne, nous livrent leur sentiment sur le mouvement social.
dans l’hebdo N° 1585 Acheter ce numéro

Pierre Khalfa Coprésident de la fondation Copernic, membre d’Attac, ancien porte-parole de l’Union syndicale Solidaires.
« Les jours qui viennent seront décisifs. Un des gros risques est la désunion du front syndical. Les manœuvres gouvernementales ont débuté avec l’acceptation de la proposition de la CFDT d’organiser une conférence sur le financement des retraites ou l’annonce de concessions sur l’âge pivot, mais sans remise en question de cet âge pivot. La stratégie de l’exécutif est de laisser pourrir le mouvement en espérant qu’il s’épuise et qu’il ne soit plus soutenu par la population, comme c’est le cas aujourd’hui. Le gouvernement veut aller vite, avec une présentation de la réforme au Conseil des ministres le 22 janvier. Après, au Parlement, on ne sait jamais comment les choses peuvent se passer.
Seule la ténacité permettra d’éviter un passage en force. Le problème, maintenant, est donc d’élargir le mouvement, car il repose seulement sur quelques secteurs. Beaucoup de salarié·es opposé·es à la réforme ne se mobilisent pas. Élargir tout en gardant cette configuration de deux ou trois manifestations par semaine n’est pas contradictoire. Il faut des moments où
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