À Bure, « des villages seront à rayer de la carte »

Opposant de longue date à Cigéo, Jean-Pierre Simon relate trois décennies de combat et détaille les dégâts sociaux et environnementaux occasionnés sur le territoire.

Vanina Delmas  • 9 juin 2021 abonné·es
À Bure, « des villages seront à rayer de la carte »
Jean-Pierre Simon lors d’un procès factice organisé le 1er juin à l’occasion de l’ouverture du procès bien réel des militants de Bure.
© Amanda Jacquel

Quand on lui demande s’il veut bien être pris en photo, Jean-Pierre Simon joue le jeu et pose fièrement : regard bienveillant derrière ses lunettes, sourire en coin, tête droite et mains sur les hanches. Agriculteur à Cirfontaines-en-Ornois (Haute-Marne), il fait partie des opposants de longue date au projet Cigéo. Né sur ce territoire à la limite du département de la Meuse, il a vite repris la ferme familiale – même s’il aurait préféré « prendre le temps de barouder un peu ». D’abord producteur de lait, il a dû se diversifier avec les céréales il y a une dizaine d’années, pour faire face à la dégringolade des prix. Engagé, il l’est d’abord dans le monde agricole, mais l’industrie du nucléaire a frappé à sa porte. Il l’avait déjà touchée du doigt lors de son service national, en suivant une formation

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