Écologie : le bilan noir de l’extrême droite au pouvoir

Dans les pays où l’extrême droite est au pouvoir, l’environnement est loin d’être une priorité politique. Pire, les décisions prises aggravent la crise climatique. Preuve par l’exemple sur trois continents.

Rose-Amélie Bécel  • 7 juin 2023 abonné·es
Écologie : le bilan noir de l’extrême droite au pouvoir
La déforestation de l’Amazonie a augmenté de 55 % sous le mandat de Jair Bolsonaro.
© Mauro PIMENTEL / AFP

« Il faut faire en sorte que l’écologie dépasse les clivages partisans », défendait en avril le journaliste Hugo Clément sur le plateau de l’émission de France 5 « C ce soir », pour se justifier de sa participation à une soirée-débat organisée par Valeurs actuelles. À ceux qui espèrent une mue écologiste du Rassemblement national, la réalité des pays gouvernés par l’extrême droite prouve que leur arrivée au pouvoir aggrave la crise climatique. Entre culte du charbon et du gaz, climatoscepticisme, destruction des écosystèmes et hégémonie de l’industrie, tour d’horizon des bilans catastrophiques et reculs historiques constatés au Brésil, en Turquie et dans plusieurs pays de l’Union européenne.

Le mandat de Jair Bolsonaro a été dévastateur pour l’environnement à l’échelle mondiale

Le constat n’a rien d’étonnant, le mandat de Jair Bolsonaro a été dévastateur pour l’environnement à l’échelle mondiale. Climatosceptique notoire, il a été élu président du Brésil en janvier 2019 avec le soutien du puissant lobby de l’agroalimentaire. Il a d’ailleurs exaucé le rêve de l’industrie en fusionnant dès son arrivée au pouvoir le ministère de l’Agriculture avec celui de l’Environnement. Le président a également pris soin de démanteler les organes fédéraux de contrôle en matière environnementale, paralysés pendant quatre ans par les coupes budgétaires. Dès lors, la déforestation – principalement causée par l’agriculture et l’élevage – a bondi de 55 % par rapport

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Politique
Publié dans le dossier
Extrême droite : l'écologie fascisée
Temps de lecture : 6 minutes

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