Quand les cantines ont le ventre creux
Depuis deux ans, la hausse des prix des matières premières compromet le financement de la restauration collective, et touche de plein fouet les enfants des familles précaires.

© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Franchir le portail de l’école et avoir le ventre qui gargouille. En sortir et se dire qu’après le déjeuner, copieux, avec les camarades de classe, le repas du soir en famille n’aura pas la même opulence, faute de moyens du ou des parents et en raison des prix qui ont explosé dans les supermarchés. Car si les salaires bougent peu, voire pas du tout, le montant du ticket de caisse bat des records. Depuis la hausse des prix des matières premières et de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, la question de la faim a fait son retour dans les établissements scolaires. Si elle n’est pas nouvelle, les crises
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