Pourquoi les jeunes refusent le SNU et son monde
Syndicats étudiants et mouvements lycéens s’opposent au service national universel, perçu comme une tentative de militarisation coûteuse de la jeunesse au détriment de l’Éducation nationale.
dans l’hebdo N° 1788-1791 Acheter ce numéro

© Samuel Boivin / NurPhoto / AFP
Comme une allumette prête à faire flamber le pays. En janvier dernier, l’Élysée a joué avec le feu. Et a fini par se brûler les doigts. Alors que la bataille des retraites démarre avec une première manifestation le 19 du mois, Emmanuel Macron veut rendre obligatoire le service national universel (SNU). Expérimenté en 2019, suspendu par la crise sanitaire puis relancé en 2021, le SNU n’attire que 32 000 jeunes volontaires en 2022. Le chef de l’État voit plus grand. Au grand dam de ses conseillers, notamment au ministère de l’Éducation nationale, qui lui soufflent que « l’annonce d’un nouveau SNU pourrait précipiter la jeunesse dans la rue ». Quelques articles dans la presse, dont les révélations de Politis sur le plan d’action du gouvernement en cas d’obligation du SNU, ont suffi : avant l’arrivée du printemps fleurissent déjà des pancartes « Ni garde à vue ni garde à vous », des tags « Non au SNU » et des messages contre « la militarisation de la jeunesse » écrits sur les abribus.
Le SNU est un gadget inutile et extrêmement cher.
E. SchmittSi l’obligation est rapidement mise sous le tapis,
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