« L’humour est génial pour démocratiser des idées »

À 33 ans, l’humoriste Swann Périssé s’impose comme une figure incontournable du militantisme féministe. Elle marie habilement humour, féminisme et écologie dans ses spectacles, podcasts et vidéos.

Tristan Dereuddre  • 28 février 2024 abonné·es
« L’humour est génial pour démocratiser des idées »
"Beaucoup de femmes me disent qu’elles ressentent de la honte plutôt que de la colère. J’aimerais que ce spectacle permette à des femmes de se sentir légitimes à ressentir de la colère."
© Marylou Mauricio

Née en 1990, Swann Périssé est aujourd’hui l’une des figures du mouvement féministe. À l’âge de 12 ans, elle commence le théâtre et tombe amoureuse de la scène. Elle poursuit cette pratique après ses études en sciences politiques, qu’elle accompagne de vidéos humoristiques. Au bout de quatre ans, elle se consacre pleinement à YouTube et aux réseaux sociaux, sur lesquels sa notoriété explose. Avec Calme, elle revient sur scène après un an d’écriture.

Une grande partie de votre spectacle, Calme, tourne autour de la colère. Quel est votre rapport à cette émotion et que cherchez-vous à dénoncer ?

C’est une émotion qui est présente chez moi très régulièrement. Je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas chez mes pairs femmes, parce que c’était très mal vu. Ça m’attirait des embrouilles dans mon travail ou dans

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Johann Chapoutot : « Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, on le leur a donné »
Entretien • 4 novembre 2026 libéré

Johann Chapoutot : « Les nazis n’ont pas pris le pouvoir, on le leur a donné »

De la soumission de la bourgeoisie allemande à la montée du libéralisme autoritaire, l’historien revient sur les mécanismes qui ont permis l’installation des nazis au pouvoir en 1933. Une histoire qui éclaire, selon lui, certaines évolutions politiques contemporaines, en Allemagne comme en France et aux États-Unis.
Par Olivier Doubre
Chouayb, Manelle et Mélissa : « Les autorités veulent nous faire peur pour qu’on arrête »
Entretien • 29 octobre 2026 abonné·es

Chouayb, Manelle et Mélissa : « Les autorités veulent nous faire peur pour qu’on arrête »

Il est elles sont mobilisé·es dans le mouvement social en cours. Chouayb, un des délégués du Collectif des jeunes de Belleville, lutte depuis trois ans pour le droit à l’hébergement et à la scolarisation des mineur·es isolé·es. Manelle, lycéenne en Île-de-France, a subi deux gardes à vue depuis qu’elle mène la lutte au sein de son établissement. Créatrice de contenus, Mélissa* affiche son soutien aux lycéen·nes, ce qui lui a valu du cyberharcèlement. Il et elles affirment la nécessité que le mouvement perdure malgré la répression.
Par Pauline Migevant et Céline Martelet
Biennale de danse de Martinique : occuper l’espace
Danse • 23 octobre 2026 abonné·es

Biennale de danse de Martinique : occuper l’espace

À l’instigation de la chorégraphe Christiane Emmanuel, la Biennale de danse de Martinique se remet en mouvement dans une nouvelle configuration. Sous-titrée L’Intervalle, cette édition inaugurale impulse un cycle consacré aux artistes féminines et permet d’esquisser un état des lieux de la scène chorégraphique caribéenne.
Par Jérôme Provençal
Magali Lafourcade : « Remettre la désescalade au cœur du maintien de l’ordre »
Entretien • 20 octobre 2026 abonné·es

Magali Lafourcade : « Remettre la désescalade au cœur du maintien de l’ordre »

Après les manifestations du 17 octobre, la magistrate et secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme analyse la réponse de l’État à la mobilisation, l’usage massif des gardes à vue et l’évolution de la doctrine française du maintien de l’ordre.
Par Maxime Sirvins