Après l’expulsion du squat « En gare » à Montreuil, un homme maintenu en rétention

Suite à l’action des forces de l’ordre le 23 mai, deux personnes ayant reçu des OQTF ont été placées 48 h en rétention administrative à Bobigny. Le lendemain, Politis s’y est rendu avec Alexis Corbière, député LFI exerçant son droit de visite. Depuis, l’un des hommes a pu sortir, l’autre a été transféré en centre de rétention administrative.

Pauline Migevant  • 27 mai 2024 abonné·es
Après l’expulsion du squat « En gare » à Montreuil, un homme maintenu en rétention
© Maxime Sirvins

« Quand la police a cassé la porte dans le couloir avec les coups de bélier, ça m’a fait sursauter. Avant même de m’habiller, la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est de prendre mes documents. » C’est depuis le local de rétention administrative de Bobigny, qu’Ousmane*, 26 ans, évoque l’expulsion d’un squat montreuillois qui a eu lieu le jeudi 23 mai, vers 6 heures du matin. Le lieu, inoccupé, était géré par l’association « En Gare ».

Ousmane en est membre et bénévole. Arrivé en France à l’âge de 3 ans, il a grandi à Montreuil. Il explique que depuis 2 ans, la préfecture n’exécute pas une ordonnance du tribunal administratif qui devrait lui permettre d’être régularisé. Au cours de l’expulsion, 11 personnes ont été placées en garde à vue et 9 sont ressorties avec des OQTF (obligation de quitter le territoire français) et des IRTF (interdiction de retour sur le territoire français), des mesures visant à éloigner du territoire français les étrangers en situation irrégulière et à les empêcher d'y revenir. Cela signifie concrètement qu’en cas de contrôle de police, elles pourront être menées directement en rétention en vue d’un retour forcé.

C’est ce qui s’est passé pour Ousmane et Brehima*, 31 ans, que la préfecture a placés en local de rétention administrative (LRA) après la garde à vue. « Je suis très inquiet », poursuit Ousmane, par ailleurs père de deux enfants. Les 28 LRA existant en France, sont destinés à la rétention des personnes étrangères pour une courte durée (48 heures) avant un possible transfert en centre de rétention administrative (CRA). Si Brehima a été libéré au bout de deux jours, Ousmane, lui, a été transféré au CRA du Mesnil-Amelot.

Le lendemain de l’expulsion, le vendredi 24 mai,

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Société
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