Grève des agents périscolaires à Paris : « Nous sommes des essentiels invisibles »
En grève depuis mardi 19 novembre, le secteur périscolaire parisien a décidé de reconduire le mouvement ce jeudi 21 novembre. L’intersyndicale demande des évolutions statutaires mais aussi une amélioration globale des conditions de travail pour des métiers de l’animation, trop souvent précarisés.

© Nicolas Leger
Devant une école du XVIIIe arrondissement, à Paris, de nombreux parents attendent sous la neige leurs enfants, patiemment. La journée est pourtant encore bien loin d’être finie. Mais depuis une semaine, les agents du périscolaire sont en grève de 11 h 30 à 12 h 30, fermant de fait la cantine de cette école maternelle et élémentaire.
Environ 200 des 650 écoles de Paris sont concernées par un mouvement de grève du périscolaire, lancé à l’appel de l’intersyndicale composée du Supap-FSU, de la CFDT et de la CGT. Cette grève, débutée mardi 19 novembre, s’ancre dans une cinquième semaine de mobilisation des agents du périscolaire, commencée l’an passé.
Évolution statutaire« L’année dernière, des choses ont été gagnées. Mais elles restent très insuffisantes au regard des difficultés de nos métiers, de la précarité, des rémunérations et des conditions de travail qui continuent de se dégrader d'année en année », explique Nicolas Leger, représentant du syndicat majoritaire. Les syndicats demandent une meilleure rémunération mais aussi des évolutions statutaires comme une ouverture de l'accès à la catégorie A pour des responsables du périscolaire, une prime pour les animateur·ices des écoles REP et REP+ et une évolution des animateurs vers la catégorie B.
Plusieurs écoles n’auraient également aucun·e animateur·ice lecture, un poste spécifique qui encadre des groupes d’enfants pendant des ateliers de lecture : "En mai, on nous a annoncé une première ouverture sur 80 postes au titre de l'expertise éducative pour les animateurs d'espace lecture. Mais depuis, on n'en voit toujours pas la couleur", continue Nicolas Leger.
Animatrice lecture dans une école du XIXe arrondissement, Armelle Orthlieb connaît bien cette situation. Par manque d’effectif, elle se retrouve souvent
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