Les mères solos jouent collectif
Elles jonglent entre parentalité et travail, au prix de leur temps libre. Membres de la Collective des mères isolées, cinq femmes témoignent de leur quotidien lors d’un après-midi festif. L’occasion pour elles de se retrouver et d’échanger.
dans l’hebdo N° 1841-1843 Acheter ce numéro

Sarah
Sarah, 41 ans, élève seule sa fille de 6 ans et demi, diagnostiquée autiste légère. « Celle qui me sauve la vie, c’est ma fille. Elle dort treize heures par nuit, ça me laisse souffler un peu », confie-t-elle. Entre son métier de professeure de philosophie, les soins médicaux en l’absence de structures adaptées et ses engagements militants, Sarah se bat contre des institutions qui l’épuisent. Son seul temps libre ? « La douche, où, quand j’ai un paquet de copies à finir, je vais écouter des histoires sur ma petite enceinte, et voilà. »
(Toutes photos : Maxime Sirvins.)Soumia
Soumia, 41 ans, est mère isolée depuis près de quatre ans. Éducatrice spécialisée, elle jongle entre son métier et l’éducation de sa fille de 3 ans et demi. « La douche du soir, c’est souvent mon seul temps libre », confie-t-elle. Récemment, une amie et elle ont décidé de s’octroyer une soirée tous les deux mois en gardant l’enfant de l’autre. « Ce mois-ci, je vais enfin danser et écouter de la musique, ce que je n’ai pas fait depuis ma grossesse », dit-elle avec enthousiasme. Une petite victoire dans un quotidien bien chargé.
Virginie
Virginie, 38 ans, est mère isolée depuis que son fils a un an. Animatrice, elle se forme pour devenir animatrice jardinière dans les écoles et adapter ses horaires à sa vie de famille. « Mon temps libre ? Je l’utilise souvent pour militer, c’est ma manière de rester connectée et de ne pas me sentir seule », explique-t-elle. Entre
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