Cinéma du réel : le documentaire en majesté
Se déroulant cette année au Quartier latin, le festival ne perd rien de sa profusion et de sa pertinence, notamment avec des films sur l’Ukraine et sur des opposants russes.
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© Julia Loktev
Comme toutes les manifestations se déroulant habituellement au Centre Pompidou – dont les travaux de rénovation vont s’étendre sur cinq ans –, le festival international du film documentaire, autrement dit le Cinéma du réel, prend ses quartiers ailleurs dans Paris. En l’occurrence dans des cinémas du Quartier latin. Un changement de lieux, donc, mais sans cure d’amaigrissement. Le programme de cette 47e édition est d’une profusion réjouissante et suit plusieurs directions qui font écho aux chaos du monde.
À côté de la compétition internationale (avec le nouveau film du grand James Benning, auquel le Réel a consacré un focus l’an dernier, mais qui est encore trop méconnu en France) et de la compétition française, le festival propose des séances spéciales, dont les dernières œuvres en date de Dominique Cabrera, Radu Jude et Simone Bitton. Ainsi qu’un hommage à Lionel Soukaz, décédé le 4 février dernier, qui liait le cinéma expérimental et la lutte pour la cause LGBT+.
Accompagnant la rétrospective qui lui est consacrée (à côté de celles vouées à Riyūsuke Hamaguchi, Wang Bing et Ghassan Salhab, excusez du peu), l’Américaine Julia Loktev, qui a vécu ses neuf premières années à Saint-Pétersbourg, présentera son dernier opus, My Indesirable Friends : Part One – Last Air in Moscow. Un film de plus de cinq heures sur des journalistes indépendants basés à Moscou, leurs conditions de travail et les risques qu’ils encourent, alors que tous sont qualifiés
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