Journée internationale des migrant·es : organisons une grève antiraciste

Le 18 décembre, les collectifs de sans-papiers, de travailleur·euses issu·es de l’immigration, de jeunes mineurs isolés et leurs soutiens appellent à une « Journée sans nous ».

La Marche des solidarités  • 14 novembre 2025
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Journée internationale des migrant·es : organisons une grève antiraciste
Marche des solidarités à Paris, le 14 décembre 2024.
© Serge d'Ignazio

Le 18 décembre, Journée internationale des migrant·es, nous nous arrêterons. Nous, les travailleuses et travailleurs les plus précarisés de France, souvent sans-papiers, issus de l’immigration, exploités, invisibilisés, nous ferons grève. Et si nous nous arrêtons, c’est pour rappeler que sans nous, rien ne tourne. Car ce pays n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie de tous points de vue. Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.

Le mouvement du 10 septembre « Bloquons tout » et les grèves du 18 septembre et du 2 octobre ont exprimé la volonté d’un changement radical de la politique menée par Emmanuel Macron. Cette colère sur les conditions de vie actuelles est loin d’être calmée et les motivations à l’origine de ce mouvement sont toujours présentes.

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Depuis des années, la montée de l’extrême droite, encouragée par la politique menée d’Emmanuel Macron, les classes dominantes et leurs médias, permet la banalisation de discours racistes qui empoisonnent le corps social. Nous devons stopper la propagation de ces discours et actions racistes par une solidarité concrète vis-à-vis des minorités les plus exposées.

Les migrant·es sont depuis des années une des cibles privilégiées des politiques gouvernementales. Ces travailleurs·ses les plus précarisé·es et réprimé·es représentent pour la bourgeoisie et les droites le bouc-émissaire idéal de la crise sociale et politique dans ce pays.

L’État français n’attend pas l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir pour s’en inspirer.

L’État français n’attend pas l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir pour s’en inspirer car chaque nouvelle loi concernant les migrant·es dégrade leurs conditions de vie en favorisant leur exploitation et en les exposant à une répression accrue. La loi Darmanin (janvier 2024) et la circulaire Retailleau (janvier 2025) sont emblématiques des politiques racistes menées sous la présidence de Macron, applaudies par le Rassemblement National.

Offensive réactionnaire

Le durcissement des critères pour obtenir la régularisation, la fermeture des guichets en préfecture et la mise en place de la dématérialisation des démarches pour l’obtention du titre de séjour ou son renouvellement se traduisent par une fabrique de sans-papiers.

Sur le même sujet : La « fabrique à sans-papiers »

La répression policière s’intensifie au travers de l’organisation de rafles de masse, de l’expulsion de lieux d’accueil ou des occupations et camps qui regroupent des migrant.es, de l’explosion des OQTF (140 000 en 2024 !) et de l’augmentation des personnes incarcérées dans les centres de rétention administrative (CRA) dans des conditions qui portent atteinte à la dignité humaine.

Nous appelons les syndicats, les associations, les partis, les collectifs, les travailleur·euses et les étudiant·es à se tenir à nos côtés.

L’offensive réactionnaire cible aussi dans leur droit à l’existence les personnes LGBTI. Ces discours de haine ont des conséquences sur des migrant·es qui peuvent être des personnes LGBTI. Des personnes demandeuses d’asile persécutées du fait de leur orientation sexuelle et leur identité de genre peuvent voir leur demande d’asile refusée, étant dans l’impossibilité de fournir les preuves demandées.

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Dans ce contexte nauséabond, il est urgent de construire une grève nationale antiraciste. Rejoignez-nous pour une « Journée sans nous » (1) le 18 décembre 2025. Contre le racisme, contre la politique de Macron, pour la solidarité, l’égalité et la justice sociale :

  • abrogation de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau ;
  • égalité des droits de toutes et tous, à l’école, au logement, à la santé, à la culture, au travail ;
  • régularisation des sans-papiers ;
  • fermeture des centres de rétention administrative (CRA).
1

Grande réunion publique : lundi 17 novembre, Bourse du Travail, 29 boulevard du Temple, à Paris.

Nous appelons les syndicats, les associations, les partis, les collectifs, les travailleur·euses et les étudiant·es à se tenir à nos côtés, à construire avec nous la mobilisation du 18 décembre et celles qui viendront.

Rendez-vous le lundi 17 novembre à Paris pour une grande réunion publique d’organisation de cette « Journée sans nous ». Construisons une grève nationale antiraciste et antifasciste pour défendre les droits des migrant·es et court-circuiter le racisme d’État.

La Marche des solidarités. Appel, revendications et signataires : journeesansnous.fr

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