« À bas le voile » ? Non, à bas l’islamophobie institutionnelle !

Portée par des femmes musulmanes, militantes, travailleuses, mères, étudiantes, concernées par les politiques islamophobes en France, une tribune dénonce la proposition de loi portée par Laurent Wauquiez, président du groupe Droite républicaine à l’Assemblée nationale, visant à interdire le port du voile par les mineures dans l’espace public, débattue ce 22 janvier.

Collectif  • 21 janvier 2026
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« À bas le voile » ? Non, à bas l’islamophobie institutionnelle !
Manifestation contre l'islamophobie, dimanche 11 mai 2025, à Paris.
© Serge d'Ignazio

En France, depuis l’année 1989, une histoire s’est écrite en contrechamp. Tandis que le pays célébrait le bicentenaire de la Révolution française, et qu’en Europe la chute du mur de Berlin devait marquer une ère, la France prônait la victoire de son modèle de démocratie, de droits individuels et d’émancipation.

C’est dans ce contexte qu’éclate l’affaire du foulard de Creil. Elle marque le point de départ d’un récit politique, médiatique et idéologique qui, depuis 1989, n’a cessé de se déployer : le récit islamophobe français. Deux jeunes filles musulmanes étaient exclues de leur collège pour avoir porté un foulard.

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Elles voulaient simplement étudier. Leurs visages, leurs corps, leurs vies sont devenues un sujet national. Exhibées dans la presse. Disséquées sur les plateaux télé. Stigmatisées, marginalisées, humiliées par des responsables politiques, des éditorialistes et des intellectuels autoproclamés.

En France, les conditions de ces femmes étaient déjà désastreuses, elles vivent depuis cette date sous un régime d’exception. Interdites d’aller à l’école, de travailler, d’accompagner leurs enfants en sorties scolaires, de participer à la vie associative, de pratiquer un sport, de fréquenter des espaces de loisirs.

Si les débats à notre sujet sont aussi violents, c’est parce que nous avons pris place dans l’espace public.

Plusieurs générations de femmes vivent la même expérience, à différents âges de leur vie, à chaque étape de leur parcours : stigmatisations, dénonciations, interdictions, répressions, exclusions. Ces politiques islamophobes affectent profondément leur santé mentale, nourrissant anxiété, épuisement psychique, et blessures durables liées à la relégation sociale.

En 2026, il est désormais question d’une proposition de loi visant à interdire aux mineures le port du hijab dans l’espace public. Comment distinguera-t-on une jeune femme mineure d’une majeure ? Par des contrôles de police au faciès. Intrusifs. Humiliants.

C’est donc cela, l’égalité femmes/hommes à la française : appliquer aux jeunes femmes musulmanes ce qui est imposé depuis des décennies aux jeunes hommes racisés par le contrôle, la suspicion, la violence institutionnelle.

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Si les débats à notre sujet sont aussi violents, ce n’est pas parce que nous serions invisibles ou soumises. C’est précisément parce que nous avons pris place dans l’espace public, en refusant celle que l’État français nous assignait. Ce décalage entre le récit dominant et notre réalité est au cœur de l’islamophobie contemporaine. Il s’inscrit dans une histoire plus longue : celle de la pensée coloniale française.

Pendant la colonisation, l’État français prétendait déjà « libérer » les femmes musulmanes contre leur gré, en les arrachant à leurs cultures, à leurs vêtements, à leurs choix. Le dévoilement forcé était présenté comme un acte d’émancipation, alors même qu’il accompagnait la domination, la dépossession et la violence. Ce féminisme colonial, analysé comme un outil de pouvoir et non d’émancipation, ressurgit aujourd’hui sous d’autres formes. Il continue de considérer les femmes musulmanes comme des objets, jamais comme des sujets politiques capables de choisir.

Sur le même sujet : Une étude d’ampleur sur l’islamophobie révèle l’angoisse des musulman·es en France

En 1989, il s’est enraciné sous la forme d’une prétendue anecdote scolaire, devenu la norme. Et quelques décennies plus tard, lorsqu’un ministre de l’Intérieur hurle « À bas le voile » dans un meeting à l’ambiance surchauffée et fanatisée, ce n’est pas un slogan abstrait. Ce « À bas le voile » a été compris par certain.es comme une légitimation de la violence à l’encontre des femmes portant un hijab, mettant ainsi en jeu notre capacité même à exister dans l’espace public.

Depuis de trop longues années, on prétend parler à notre place. On affirme que nous serions des femmes empêchées par les nôtres. Que nos pères nous interdiraient d’étudier. Que nos familles nous empêcheraient de travailler. Que notre religion nous condamnerait à l’effacement.

Pourtant nous avons étudié. Massivement.

Nous sommes également celles qui occupent les emplois les plus précaires, celles que l’on retrouve en première ligne dans les métiers dits de « première cordée » : nettoyage, aide à domicile, soins, restauration, logistique, grande distribution.

Invisibilisées quand il s’agit de reconnaissance. Essentielles quand il s’agit de faire tenir la société.
Nous continuons malgré les entraves et l’ingratitude de tout un système.

Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas le produit d’un interdit communautaire, mais celui d’une politique d’État. En 1989, la France disait rompre avec les logiques autoritaires du XXᵉ siècle. Pourtant, c’est cette même année qu’a été instauré, à partir de l’affaire du foulard de Creil, un régime d’exception durable appliqué aux musulman.es de ce pays, au nom d’une laïcité dévoyée.

Sur le même sujet : Comment les discours sur l’immigration alimentent l’islamophobie

Hier, la République coloniale dévoilait les femmes musulmanes pour mieux les dominer. Aujourd’hui, la République dite contemporaine exige notre dévoilement au nom d’une prétendue émancipation. Le vocabulaire a changé. La violence, elle, demeure.

Nous exigeons :

  • l’égalité réelle, pleine et effective des droits, des libertés et de la dignité pour toutes les femmes musulmanes, sans condition ni exception ;
  • La fin immédiate des politiques, discours et pratiques institutionnelles islamophobes ;
  • l’abrogation de l’ensemble des lois, règlements et circulaires qui organisent l’exclusion, la stigmatisation et la relégation des femmes musulmanes ;
  • la fin des contrôles, discriminations et violences institutionnelles ciblant les femmes et les jeunes filles musulmanes ;
  • la reconnaissance de notre pleine capacité à choisir, à penser et à agir pour nous-mêmes, sans tutelle politique, médiatique ou pseudo-féministe.

Nous refusons d’être réduites au silence, à l’invisibilité ou à des caricatures. Nous refusons que notre libération soit définie contre nous et sans nous.

Nous affirmons notre droit inaliénable à exister pleinement dans l’espace public, à étudier, travailler, nous organiser, nous mobiliser et vivre libres, dans le respect de nos convictions.

Nous ne céderons aucune de nos libertés.

Coordination féminine de lutte contre l’islamophobie

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Signataires

Organisations initiatrices :

  • Les Résiliantes, Association féministe et antiraciste engagée dans la lutte contre l’islamophobie
  • UMMA, Union des Marseillais Musulmans Anti-islamophobie
  • Perspectives Musulmanes
  • Blâmer le blâmable, Collectif antiraciste pour la défense des droits des femmes musulmanes œuvrant contre les VSS
  • Libawat, Collectif luttant contre l’islamophobie et défendant la place de la femme musulmane au sein de la société
  • Khlass les clichés, Collectif musulman féministe et antiraciste
  • Parti des Indigènes de la République, Organisation politique anticoloniale autonome pour une puissance indigène
  • Collectif Stop islamophobie !, Collectif de lutte contre l’islamophobie
  • Lignes de Crêtes, Collectif antifasciste
  • Génération EDR (Espoir Dignité Resistance), Campagne de front contre l’islamophobie

Premières concernées – membres de la coordination signataire :

  • Nora BOUKABOUS, Praticienne en biologie des émotions, co-fondatrice de Les Résiliantes
  • Sabah BOUTAHAR, Juriste, co-fondatrice de Les Résiliantes
  • Djamila BRAHIMI, UMMA
  • Maria DE CARTENA, Conseillère politique et juridique, Perspectives Musulmanes
  • Morgane GUECHI, Étudiante en communication, présidente de Libawat
  • Djamila H, Perspectives Musulmanes
  • Hafiza b. KREJE, Membre de la direction du NPA l’anticapitaliste, membre du Collectif Stop Islamophobie
  • Nadia MEZIANE, Activiste pour les droits humains, Lignes de Crêtes
  • Ahlam, Parti des Indigènes de la République
  • Rania, Parti des Indigènes de la République
  • Rania, Fondatrice de Khlass les clichés

Premières concernées signataires :

  • Rania, Exilée palestinienne en lutte pour la libération de son peuple, Boussole Palestine
  • Sarah MARSSO, Chercheuse, Musawahmovement
  • Ismahane CHOUDER, Enseignante, autrice et conférencière
  • Houria BOUTELDJA, Autrice
  • Dr Haifi TLILI, PhD sociologue, Sport pour toutes
  • Dr Chahinez FILALI, Docteure en médecine générale
  • Assa TRAORÉ, Fondatrice du Comité vérité et justice pour Adama, autrice et conférencière
  • Djihene ABDELLILAH, Championne du monde de grappling
  • TATADRAPI, Créatrice de contenus
  • Sara TRABI, Journaliste, fondatrice de My Hijab Talk
  • Barbara MOULLAN, Fondatrice du média ILETAIT1FOI
  • Hanane, Fondatrice du média Chez Hanane
  • Zahra ALI, Sociologue, universitaire
  • Khadija la Combattante, Activiste pour le renforcement des droits des femmes victimes dans la procédure pénale
  • Feiza BEN MOHAMED, Journaliste
  • Hajar OUAHBI, Journaliste
  • Aïda SEBAA, Neuropsychologue
  • Gnouma CAMARA, Psychologue
  • Samia OROSEMANE, Humoriste et comédienne
  • Meriam MASTOUR, Juriste, spécialiste droits humains
  • Imane MAARIFI, Infirmière
  • Jessica HOUARA D’HOMMEAUX, Ex-footballeuse professionnelle Équipe de France, consultante
  • Bouchra BOUZGHIBA, Professeure et créatrice de contenus littéraires
  • Radia GHANI, Autrice
  • Myriam ACHAKKOR, Gérante d’un club sportif, fondatrice Thepowherclub
  • Faiza GUENE, Autrice
  • Samira MECHRI, Psychologue
  • Nour MLK, Fondatrice Yoursafeplacepod
  • Hajar OUTAIK, Cofondatrice de Stopfisha
  • Itzz Fati (N’DIAYE Fatimata), Artiste poétesse
  • Assata SY, Ligue panafricaine Umoja
  • Mornia LABSSI, Inspectrice du travail
  • Karima BERCOUKI, Juriste
  • Sarah AITER, Chercheuse associée au CESSMA de l’INALCO
  • Abida BOUSSETTATI, Comptable
  • LK Imany, Autrice illustratrice et traductrice
  • Virginie PROTON, Restauratrice
  • Miana BAYANI, Autrice
  • Morgane MAQUAIRE, Banquière
  • Kaouli RANA, Juriste en droit social
  • Sonia BARNAT, Formatrice
  • Marwa AMMAR, Auxiliaire de vie
  • Asma JABBAR, Chargée de mission
  • Samira TAOUANZA, Auxiliaire de vie
  • Sanaa EL KHELOUANE, Mère de famille
  • Fatima BAKOUCH, Éducatrice spécialisée
  • Sanaa TAHIRI, Mère de famille
  • Imane DOUIS, Syndicaliste Sud Rail
  • Naouel FLEURY, Mère de famille
  • Sonia NADI, Kinésiologue
  • Karima LAJILI, Employée
  • Basma ABOUSALEH, Entrepreneuse
  • Mona EL MASHOULY-Ghazel, Médecin généraliste
  • Hayat BENALI, Agente de voyage
  • Assa DOUCARA, Conseillère en insertion professionnelle
  • Manel ILACHAT, Lycéenne
  • A. RACHEDI, Étudiante en psychologie
  • Aude FACY, Secrétaire
  • Imane, Copywriteuse
  • Souad CHAOUI, Aide médico-psychologique
  • Samia ABOUSALIM, Responsable de magasin
  • Rana KHAOULI, Juriste en droit du travail
  • Amel ZARIOH, Mère de famille
  • Ilhem BOUZID, Présentatrice
  • Gnamé DIARRA, Journaliste
  • Roua ALLAOUI, Ingénieure
  • Amina LAYOUNI, Responsable de communication
  • Malika BOUSSETTATI, Accompagnatrice éducatif et social
  • Sophia ABOULGHAZI, Manager
  • Raouya ROUABHIA, Vendeuse
  • Samra SEDDIK, Sage-femme
  • Samia BENYAHIA, Juriste
  • Samira BEN MOHAMED, Assistante comptable
  • Asiya BATHILY, Sexologue, autrice et réalisatrice
  • Imen EL FAKI, Chercheuse doctorante
  • Fatima ABAKOUY, Mère de famille
  • Fatiha AJBLI, Sociologue
  • Awatif TAHERE, Thérapeute santé
  • Amina MOUSSAOUI, Psychomotricienne
  • Yasmina SABER, Étudiante
  • Safia NARE, Sage-femme
  • Ilham MOUSSAOUI, Mère de famille
  • Leila HERMASSI, Préparatrice de commandes
  • Linda DAVID, Coiffeuse
  • Ilham B., Naturopathe
  • Leïla AILLOUD, Créatrice de contenus
  • Sabrina GOUBELLE, Maîtresse de maison
  • Samia SEGUENI, Enseignante
  • Sara LASKAA, Créatrice de contenus
  • Yagoubia BEN MOUSSA, Retraitée
  • Ahlem EL ALAMI, Membre du Parti des Indigènes de la République
  • Nasteo ADEN, Professionnelle en cybersécurité
  • Suzanne EL FARRA, Retraitée
  • Karima DIRECHE, Historienne
  • Nesrine TEDJNINI BAILICHE, Militante décoloniale et antiraciste
  • Anissa KEDJAM
  • Lina SERGHINI
  • Shéhérazade AILLOUD
  • Louiza BRUN
  • Amina BALADI
  • Samira TAMANSOURT
  • Hamynata GUÉRET
  • Zenabou KOITA
  • Maimouna CISSE
  • Sabrina KOKOUCH

Collectifs signataires :

  • RIMM, Association de lutte contre l’islamophobie
  • Basket pour toutes
  • Les Hijabeuses
  • Urgence Palestine
  • Étudiants Musulmans de France
  • Salaam Sciences-Po
  • Association Ziyarah Sisters
  • Les Mariannes Anonymes
  • Permaculteurs Musulmans
  • Collectif Hameb
  • Collectif Contre l’Islamophobie Strasbourg
  • Collectif Soigner ou Saigner
  • Front Uni Immigration et Quartiers Populaires (FUIQP)
  • Collectif soutien Imam Ismail
  • Brigade Panafricaine pour la Palestine
  • Collectif Décolonial News
  • CAGE International
  • Comité vérité et justice pour Adama
  • Front Uni Immigration et Quartiers Populaires (FUIQP)
  • Peaux Noires Lignes Rouges
  • Soulèvements de la Terre IDF
  • Greenfaith
  • TSEDEK
  • UJFP
  • Ligue des juristes pour la paix
  • Carré citoyen
  • NousToutes
  • Noustoustes Antiraciste U3
  • Collectif féministe antiraciste
  • Les Voix éclairées Avignon
  • Mouvement des mères isolées
  • Association de défense des droits des mères isolées
  • Collectif droits des femmes
  • Chorale féministe 84
  • Nous toutes Rennes (35)
  • Féministes révolutionnaires Paris
  • Coordination féministe
  • Collectif féministe antifa 71
  • Assemblée des Quartiers

Avec le soutien :

  • Samir BOUSNINA, militant décolonial
  • Nabil BOUDI, avocat
  • Benjamin BELAIDI, acteur associatif
  • Arnold DUFLOS, agriculteur
  • Kada SADOUNI, avocat
  • Rayan FRESCHI, chercheur, CAGE International
  • Bouna MBAYE, militant panafricain
  • Jaafar GREINCH, enseignant, acteur associatif
  • Benyamin CHAHIDI, enseignant
  • Jolapeh, auteur, créateur de contenus
  • Jawad El MAKHOUKHI, juriste
  • Nourredine AOUSSAT, auteur
  • Abdourahmane Ridouane, président de la Mosquée de Pessac
  • Rabah GRAINE, auteur
  • Abdelhadi BOUZID, expertise comptable
  • Hatem BH, photojournaliste
  • Elias d’Imzalène, conseiller politique
  • Ismael BOUDJEKADA, auteur
  • Yacine HELALI, réalisateur
  • Abdelaziz CHAAMBI, acteur associatif
  • Ibrahim BECHROURI, maître de conférence
  • Mehdi MEFTAH, acteur associatif
  • Houcem MOHAMMEDI, président de l’association « Sourire à tous »
  • Le média « L’autre Récit »
  • Badreddine HAMBLI, étudiant, acteur interreligieux
  • Amine SNOUSSI, journaliste
  • Mouâd MAI, étudiant-chercheur
  • Jamal Ouezaani, auteur conférencier
  • Solène BRUN, sociologue, chargée de recherche au CNRS
  • Dalphée DUBOIS, juriste
  • Véronique MARCEL, avocate
  • Sophie DJIGO, philosophe
  • Mona Chollet, journaliste, essayiste féministe
  • Aurore Nerrinck, médiatrice culturelle
  • Olivier CHAIBI, enseignant à l’université
  • Francois BURGAT, politologue
  • Martin KOPP, théologien protestant
  • Joel Roman, philosophe et militant associatif
Publié dans
Tribunes

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Temps de lecture : 11 minutes
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