« L’Affaire L.ex.π.Re » : Phèdre en plein polar

Avec cette pièce, la compagnie La Cordonnerie exerce une fois de plus avec talent l’art du ciné-spectacle qu’elle pratique depuis une vingtaine d’années. La Phèdre de Racine y rencontre les codes du polar, pour ébranler nos perceptions.

Anaïs Heluin  • 13 février 2026 abonné·es
« L’Affaire L.ex.π.Re » : Phèdre en plein polar
La pièce de Racine a valeur de carrefour entre des récits et entre des destinées que tout sépare.
© Sébastien Dumas

C’est sur une rencontre inattendue que s’ouvre L’Affaire L.ex.π.Re (prononcez : « elle ex-pi-re »). Bien avant que se croisent Natacha, comédienne, et le mystérieux Max, à qui des gens font appel pour en supprimer d’autres, c’est un grand et long cor monté sur un patin à roulettes qui nous donne la ou plutôt les tonalités de la nouvelle création de La Cordonnerie. L’étonnant attelage que forment les deux objets a d’évidents accents surréalistes.

Il suggère aussi l’alliance d’époques, de langages et de cultures divers, marque de fabrique de la compagnie cofondée il y a une vingtaine d’années par Métilde Weyergans et Samuel Hécube. Ce que dit également le drôle de véhicule, tracté par

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes