Pour les insoumis, la première marche présidentielle

Les insoumis devraient s’ancrer plus largement dans le pays et gagner des villes importantes au second tour des municipales. Mais s’ils veulent s’imposer à gauche, Jean-Luc Mélenchon et les siens devront combler des trous.

Lucas Sarafian  • 17 mars 2026 abonné·es
Pour les insoumis, la première marche présidentielle
Jean-Luc Mélenchon, fondateur du parti de gauche La France Insoumise (LFI), prononce un discours lors d'un meeting électoral en soutien à David Guiraud, député de La France Insoumise - Nouveau Front Populaire et candidat aux élections municipales de Roubaix, dans le nord de la France, le 31 janvier 2026.
© Sameer Al-DOUMY / AFP

Ils en rêvaient depuis des mois. Au soir du premier tour des municipales, c’est la consécration. Au siège du mouvement de La France insoumise (LFI), dans le 10e arrondissement de Paris, Manuel Bompard lance fièrement : « Les insoumis seront prêts dans des centaines de seconds tours pour ces élections municipales. Ils feront leur entrée en force dans les conseils municipaux. Ils peuvent l’emporter dans des dizaines de communes, assure le coordinateur national du mouvement. Une nouvelle génération, féminisée, jeune, à l’image du peuple français, fait son entrée dans la vie politique du pays. La “nouvelle France” est entrée en scène. » Un an avant la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon réussit son pari, son tremplin élyséen.

Depuis longtemps, les stratèges insoumis mijotent leur plan. « Nous allons nous déployer. Nous pouvons avoir des victoires, confiait Manuel Bompard il y a un an. On sait gagner des élections au deuxième tour, on a 70 députés… » Le patron du mouvement balayait l’échec de Louis Boyard à l’élection municipale partielle de Villeneuve-Saint-Georges en janvier 2025. Pour lui, seules les européennes comptaient. C’est d’ailleurs durant ces élections que Jean-Luc Mélenchon et les siens ont défendu le concept de « nouvelle France » et se sont mis à s’adresser de façon prioritaire aux quartiers populaires et, surtout, aux abstentionnistes, ce « quatrième

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