Chlordécone : non-lieu confirmé pour les empoisonneurs

La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu dans l’affaire du chlordécone, estimant qu’il est difficile de rapporter la preuve pénale des faits dénoncés. La réouverture de l’enquête est donc refusée en Martinique et en Guadeloupe, où cet insecticide a empoisonné les bananeraies et les travailleurs agricoles de 1972 à 1993, alors qu’il était interdit dès 1990 dans l’Hexagone. « C’est un jour sombre, sinistre, puisque cela veut dire que les pollueurs bénéficient d’une immunité », a déclaré Christophe Leguevaques, avocat des parties civiles. Après vingt ans de procédure, l’incompréhension est totale. D’autant que le Parlement a adopté à l’unanimité début juin la proposition de loi sur la reconnaissance de la « part de responsabilité » de l’État dans le scandale du chlordécone. Les avocats ont annoncé un pourvoi en Cassation car la colère des premiers concernés est loin d’être apaisée.
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