Anwar Abu Eisheh : « Aujourd’hui, rester en Palestine, c’est résister »
Celui qui fut ministre de la Culture de l’Autorité palestinienne est né en 1951 à Hébron. Engagé très jeune au sein du Fatah, il a été emprisonné puis contraint à l’exil en France. Il appelle les gouvernements occidentaux à faire pression sur Israël pour que ce pays respecte enfin le droit international.
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© Maxime Sirvins
Anwar Abu Eisheh est expulsé de son pays par l’occupation israélienne en 1974. Après avoir obtenu son doctorat d’État en droit civil à Paris en 1987, il devient chauffeur de taxi dans l’attente de pouvoir rentrer chez lui. Peu après les accords d’Oslo, il parvient enfin à revenir à Hébron et prend la tête de diverses associations culturelles et sportives. Il est nommé ministre de la Culture en 2013 et participe notamment à la rédaction du code civil palestinien.
Vous parlez parfaitement le français. Quel est votre lien avec notre pays ?
Anwar Abu Eisheh : Un lien très fort. Quand je suis ici en France à Paris, je suis le Palestinien mais quand je suis chez moi, en Palestine, je suis le Français ! Dans ma ville d’Hébron, dès qu’il y a un Français ou une Française qui se perd ou cherche quelque chose,
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