Perpétuité, castration chimique : face aux outrances, le féminisme anticarcéral veut se faire entendre
Après le meurtre de la petite Lyhanna, les responsables politiques multiplient les propositions répressives. À rebours de cette surenchère pénale, le féminisme abolitionniste interroge l’efficacité de la prison et pense une justice alternative pour s’attaquer aux racines structurelles des violences.
dans l’hebdo N° 1920 Acheter ce numéro

L’heure est à l’inflation pénale. Après le meurtre d’une enfant de 11 ans, Lyhanna, commis par Jérôme Barella, visé par neuf autres procédures pour des faits antérieurs, les élus politiques rivalisent de propositions. Voici donc Gérald Darmanin qui pointe les défaillances de la chaîne judiciaire, quand Gabriel Attal prône une « culture de l’urgence » face aux violences sur mineurs. Édouard Philippe penche, lui, pour une loi sur le modèle britannique de la Sarah’s Law, laquelle permet de
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