Prisons : pays « des droits humains » cherche courage politique

Politis  • 2 juin 2026
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Prisons : pays « des droits humains » cherche courage politique
Maison d'arrêt d'Osny, en mai 2026.
© Maxime Sirvins

Quand les personnes emprisonnées ne sont pas un ancien président de la République, rares sont les moments où il est question de leur sort. Et ceux qui alertent se heurtent souvent au silence des autorités. La surpopulation « constitue le principal facteur aggravant et structurel des atteintes aux droits et à la dignité en prison », a noté Dominique Simonnot, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), dans son rapport annuel paru fin mai. La surpopulation carcérale bat des records. Au 1er mai, 88 654 personnes étaient détenues dans les prisons françaises.

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Dans les maisons d’arrêt, le taux d’occupation atteint 172 %. En mai, les experts du sous-comité de l’ONU pour la prévention de la torture ont eux aussi alerté sur la surpopulation carcérale en France après avoir visité dix-huit lieux de privation de liberté. « Dans certains des établissements visités, les conditions observées peuvent constituer un traitement inhumain ou dégradant au regard du droit international », a déclaré Suzanne Jabbour, cheffe de la délégation, dans un communiqué.

Avant d’envoyer un rapport confidentiel comportant ses recommandations, le sous-comité appelle déjà la France à prendre d’urgence des mesures structurelles face à la « grave surpopulation carcérale  ». La CGLPL, elle, préconise « du courage politique […] pour que tout s’améliore, mais cette année aura été, sur ce point, une des moins respectables qu’auront connues, en France, celles et ceux qui sont enfermés ». Avis aux courageux.

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