« Comète », le théâtre comme un astre

Le réalisateur de Médecin de nuit signe un film choral avec des personnages en proie à la solitude.

Christophe Kantcheff  • 13 juillet 2026 abonné·es
« Comète », le théâtre comme un astre
Le cinéaste voit dans le théâtre une source précieuse de relations entre les êtres.
© Dulac Distribution

Au-dessus de leur tête, une comète traverse le ciel, dont les effets, selon des croyances ancestrales, seraient malfaisants. Les personnages d’Élie Wajeman, eux, foulent le sol de Paris, chacun un peu dans son coin, du moins au début. Le cinéaste, dont Comète est le quatrième long métrage, s’est en effet lancé dans un film choral. Sa motivation première était de mettre en scène de nombreux comédiens et comédiennes (pas moins de dix-huit) qu’il a constitués en troupe.

Dès lors, le défi réside dans le contrat avec le spectateur, dont l’attention est retenue parce qu’il espère qu’à terme un point de convergence se dessinera. Et c’est ce qui se produit. L’ancrage : une répétition des Trois Sœurs. Plusieurs des personnages sont en effet acteurs et actrices de théâtre, qui se retrouvent autour d’une grande table dans un local au-dessus de la gare de l’Est pour travailler.

Aspirations et désillusions

Élie Wajeman n’a pas choisi la pièce de Tchekhov par hasard. Les aspirations et les désillusions qu’elle porte reflètent celles qui ont cours dans son propre film. Christina (Pauline Lorillard), par ailleurs en attente anxieuse de résultats médicaux, est en train de mettre

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes