José Bové, une campagne hors normes
La candidature « collective » de José Bové étonne et détone. Si l’obstacle des parrainages est levé, elle devra mieux concilier inventivité et organisation.
dans l’hebdo N° 943 Acheter ce numéro
C'est le seul véritable obstacle qu'il leur reste à franchir. Vendredi soir, les militants rassemblés autour de José Bové sauront s'ils disposent d'assez de parrainages d'élus pour continuer. Lundi, le leader paysan, en déplacement à Calais, se disait « confiant » . La veille au soir, il disposait de 459 signatures, selon un pointage présenté lors d'une réunion de sa direction de campagne. Et aucun des participants n'envisageait que les 800 militants mobilisés pour cette collecte échouent si près du but. À moins d'un « bug de dernière minute » , la réunion nationale des collectifs antilibéraux, qui se tient ce week-end à la bourse du travail de Bobigny (Seine-Saint-Denis), ne sera qu'une formalité.
Certes, le maintien des autres candidatures antilibérales, la personnalisation de la campagne du syndicaliste paysan et sa faible audience dans les sondages seront vraisemblablement discutés lors de ce rassemblement décidé lors de la rencontre de Montreuil, fin janvier, pour vérifier que l'action engagée suscite « une dynamique populaire » . Mais ces critiques, rassemblées dans une contribution commune signée de Clémentine Autain, Claude Debons et Christian Picquet ( Politis n°942), n'affectent
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