Machines à voter ou machines à truquer ?

Les urnes électroniques garantissent-elles un vote fiable ? Les preuves du contraire s’accumulent, poussant des élus et des informaticiens à réclamer un moratoire. Mais le ministère de l’Intérieur fait la sourde oreille.

Christine Tréguier  • 8 mars 2007 abonné·es

Pour un million d'électeurs, les « machines à voter » remplaceront la traditionnelle urne transparente aux prochaines élections présidentielle et législatives. L'usage légal de ces ordinateurs, réservé aux communes de plus de 3 500 habitants, est défini par l'article 57-1 (datant de 1969) du code électoral, qui impose aussi le recours à un seul système de vote dans un même bureau. En 2004, trois fabricants ­ Nedap (Hollande), ES & S (USA) et Indra (Espagne) ­ ont été agréés par décret du ministère de l'Intérieur. Depuis, profitant de la subvention de 400 euros par machine (10 % environ du coût), versée par le ministère, quelque 90 municipalités de droite et de gauche se sont équipées de ces « boîtes noires » aux composants et aux logiciels secrets. Le Bureau des élections [[Le Bureau des élections, qui dépend du ministère de l'Intérieur, est en charge de l'organisation et du contrôle des élections. Le Conseil constitutionnel est le juge et le gardien du scrutin.]] estime à 1 500 le nombre de ces engins en circulation. Mais ni lui ni le Conseil

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes