Une famille algérienne
À travers l’histoire des siens sur six générations, Bachir Hadjadj dépeint la société algérienne de la domination turque, au XIXe siècle, à la guerre d’Indépendance, qui la libère de la colonisation française.
dans l’hebdo N° 954 Acheter ce numéro
Exilé depuis les années 1970 à Paris, Bachir Hadjadj, Algérien militant des droits de l'homme, a une fille qui est et se sent française « jusqu'au bout des ongles » . Sans renier cette identité, elle s'interroge pourtant sur ses origines et décide un jour d'interpeller son père afin de mieux « savoir d'où [elle] vien [t] ». Aussi, pour répondre à son « attente » , le père décide de prendre, « à son tour, sa place de conteur de la tribu » , comme ses père et grand-père le firent pour lui transmettre oralement la mémoire de leurs ancêtres.
Un bureau de vote dans une salle de classe à Alger, en 1961, lors du référendum sur l’autodétermination. AFP
Fouillant ses souvenirs de leurs récits, il parvient à remonter jusqu'à six générations, lorsque l'Algérie était encore une dépendance éloignée de l'Empire ottoman. Cette première partie est certainement la plus émouvante et la plus originale du livre. Peu de témoignages directs ou indirects existent en effet sur cette période du XIXe siècle où la société algérienne subit avec une grande violence ses plus profonds bouleversements. Les siens sont alors des nomades qui gardent leurs troupeaux sur les terres indivises
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