Des années follement noires

Deux ouvrages décrivent
la « Grande Dépression »
aux États-Unis à travers l’existence des personnes
qui l’ont subie.

Olivier Doubre  • 7 janvier 2010 abonné·es

Sales années 1930 ! Le krach boursier, l’inflation, les licenciements innombrables, le chômage de masse, les familles expulsées de leur logement faute d’avoir pu payer leur loyer et jetées sur les routes dans l’espoir de trouver un emploi de l’autre côté des États-Unis… Toutes ces images, auxquelles s’ajoutent alors celles de la pègre contrôlant les bars clandestins en pleine prohibition de l’alcool, et dont les hommes de main répriment aussi des grévistes qui luttent pour échapper à la misère, évoquent évidemment cette époque que les Américains ont gardée en mémoire sous le nom de « Grande Dépression », et nous sont parvenues par de nombreux films hollywoodiens. Pourtant, en ces temps de (nouvelle) crise économique, cette réalité en noir et blanc, narrée notamment par John Steinbeck dans les Raisins de la colère , semble parfois aujourd’hui moins éloignée qu’elle avait pu le paraître durant les Trente Glorieuses. C’est le sentiment qui surprendra certainement le lecteur de deux ouvrages, récemment réédité pour l’un et traduit pour la première fois pour le second, qui décrivent ces « sales années 1930 » outre-Atlantique et dont la caractéristique commune est d’avoir choisi de raconter cette époque en

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Idées
Temps de lecture : 7 minutes

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